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A PROPOS DES DESSINS DE NIJINSKI
Nouvel exposé de Madeleine Abassade
mercredi 25 janvier 2017
publié par Madeleine Abassade

Un troisième exposé sur l’oeuvre du danseur russe Vaslav Nijinski (1889-1950), le 28 janvier, qui portera cette fois sur ses dessins (voir pièce-jointe à cet article), viendra enrichir les articles que nous avions déjà publiés sur notre site Education Populaire & Transformation Sociale. : [1]

Ainsi, il apparaît que Vaslav NIJINSKI, issu d’une famille polonaise de condition très modeste, formé à la danse classique sous le règne de Nicolas II, devient pupille du tsar en entrant à l’Ecole impériale du ballet à Saint Petersbourg, puis danseur et chorégraphe de réputation internationale au sein des Ballets russes de Diaghilev dont le succès se déploya loin de la Russie en pleine révolution bolchevique. A vingt-neuf ans, de décembre 1917 à mars 1919, Nijinski dessina de manière quasi compulsive, avant d’écrire de manière tout aussi fulgurante. Est-il inspiré par ses lectures de TOLSTOI ? Après l’écriture de ses Cahiers il se retire, se replie, s’éloignant définitivement des projecteurs de la scène et d’un art destiné au seul plaisir d’un public de nantis.

En décembre 1917, Nijinski se réfugie en Suisse, il rentre d’une tournée aux USA où il vient de créer sa dernière chorégraphie collective Till Eulenspiegel où il met en scène la pauvreté d’habitants de la ville contre l’arrogance de la richesse des marchands. Les personnages évoluent dans des décors d’une place de marché représentant des forces menaçantes, obscures, dont les tracés d’une cathédrale, décors et costumes que Nijinski travailla avec le peintre Robert Raymond Jones. Arrivé dans la station de sports d’hiver de Saint Moritz-Dorf, entouré de montagnes et de précipices, le chorégraphe se met à réaliser près de deux cents dessins qui semblent prolonger l’ambiance occulte des décors de son ballet, mais aussi représenter des évocations de la guerre, des cercles mystérieux, des tracés que nous percevons comme une autre danse, des formes circulaires et ovoïdes conjuratoires, ou encore méditatives, voire des talismans.

Dans la période où il apprend le décès de Stanislas, son frère aîné, survenu lors de l’incendie de l’asile où il était enfermé près de Saint Petersbourg, Vaslav Nijinski se lance dans l’écriture fulgurante de ses trois Cahiers....

A l’occasion de cet exposé, lors du séminaire De la Trinité en déroute au Synthome le 28 janvier, en dialogue avec Savine Faupin, conservatrice en chef du patrimoine au musée Lille Métropole, organisatrice de l’exposition Hypnos en 2009, nous interrogerons ce que peuvent signifier les dessins de Nijinski, à l’aide de ce qu’il en évoque dans ses écrits, et des pratiques du spiritisme fort répandues au début du xx ° siècle. Pratiques des milieux aristocratiques russes que Tosltoi fustigea, qui seraient à distinguer des pratiques magico-religieuses des paysans. La présentation de dessins de Nijinski sera suivie d’une lecture par Elisabeth Burg d’extraits des Cahiers.

-  Argument en pièce jointe, séminaire du Groupe de Recherche et d’Etudes Cliniques le 28 janvier à 14 h l’ITP. 83 boulevard Arago Paris 14 °


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