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ou comment stopper le néolibéralisme pour imposer de véritables politiques environnementales et sociales
CRISE FINANCIERE ET ENVIRONNEMENT
« Vers une écologie sociale et solidaire »
jeudi 27 novembre 2008
publié par Fernand Estèves
Sur le Web M’PEP

Colloque organisé par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) Samedi 6 décembre 2008 101 rue de l’Université, 75007 Paris

Intervenants :

Sous la présidence de Monsieur François ASENSI, député de Seine-Saint-Denis.

Aurélien BERNIER (secrétaire national du M’PEP, auteur du livre « Le climat otage de la finance »). Pierre CORNUT (consultant, spécialiste des négociations internationales sur le climat). François COSSERAT (président du Mouvement national de lutte pour l’environnement - MNLE). Michèle DESSENNE (porte-parole du M’PEP). Hervé KEMPF (journaliste au Monde, auteur de « Comment les riches détruisent la planète »). Jacques NIKONOFF (porte-parole du M’PEP). Jacques TESTART (président de la fondation Sciences citoyennes). Des représentants de la LCR, du PCF, des Alternatifs, des Verts, du Parti socialiste.

PROGRAMME ET BULLETIN D’INSCRIPTION

10h-10h30 : Le climat otage de la finance

Par Aurélien Bernier (M’PEP)

Pour la première fois dans son histoire, le système économique est confronté à une crise environnementale qui, par son ampleur, pourrait menacer sa survie. Le changement climatique, présent dans presque tous les médias, est maintenant à l’ordre du jour de la plupart des rencontres internationales, des Nations unies au G8 en passant par les sommets européens. Mais l’alerte lancée par les scientifiques ne suffit pas à transformer les financiers en écologistes. Dès l’élaboration du Protocole de Kyoto en 1997, les réponses apportées par la communauté internationale se sont inscrites dans une logique néolibérale assumée, dans sa déclinaison la plus caricaturale : en organisant un marché des « droits à polluer ». Il est nécessaire de rappeler que cette solution du marché s’est imposée sans aucun débat démocratique, dans l’ombre des négociations internationales. Il faut maintenant en décrire les conséquences, et notamment l’apparition d’un nouveau créneau spéculatif (celui des gaz à effet de serre) qui rappelle à la fois le fonctionnement des marchés financiers et le gonflement de la bulle « Internet » à la fin des années 1990, à ceci près qu’il pourrait cette fois s’imposer à tous les niveaux de la société.

10h30-11h : Comment le carbon-lobby a écrit “ sa ” réglementation sur le climat

Par Pierre Cornut (consultant)

Au cours des années 90, face à la montée des préoccupations environnementales et au risque de contrainte qui se profilait dans le cadre de la négociation du protocole de Kyoto, une coalition informelle de multinationales du pétrole, groupes charbonniers, compagnies électriques, constructeurs automobiles... se constitue. Pour ces géants industriels et financiers, la menace est claire : réduire les émissions remettrait en cause le cœur de leurs activités. Conjuguant leurs efforts face à ce qu’ils perçoivent comme une croisade dirigée contre leur raison d’être, ils vont s’employer avec succès à détourner les négociations climat de leur objectif, imposant des ’solutions’ illusoires telles que la finance carbone. De ce rappel historique découle un constat crucial : à l’image d’autres enjeux environnementaux et sociaux, la question du changement climatique ne peut être abandonnée aux mains d’un système économique et politique dont la seule réponse est la fuite en avant.

11h-11h30 : L’imposture écologique de l’Union européenne

Par Michèle Dessenne (M’PEP)

A en croire les déclarations officielle, souvent reprises sans objection par la presse, l’Union européenne serait devenue la championne du monde de l’écologie. Prête à tous les engagements, l’UE, en effet, ne lésine pas sur les promesses. Oui, mais voilà : un examen objectif des politiques menées en Europe suffit à prouver qu’il n’en est rien. Prise au piège du libre-échange, l’Union continue à participer activement à la destruction de la planète. Et pour donner le change face à une demande sociale grandissante, elle pratique l’imposture écologique. 11h30-12h30 : Débat avec la salle sur les trois thèmes d’intervention

12h30-14h00 : Déjeuner libre dans le quartier

14h00-14h45 : Sortir de “ l’écologisme benêt ” pour construire une véritable alternative Par Hervé Kempf (journaliste), François Cosserat (président du MNLE)

Entre des « écologistes benêts » (H. Kempf), qui négligent la question sociale et évitent toute critique radicale du néolibéralisme, et une gauche encore trop souvent imperméable aux questions écologiques, comment faire émerger une véritable alternative sociale et environnementale ? Comment montrer que les crises écologiques et sociales sont le produit d’un grand mouvement de dérégulation entamé au début des années 80, et que la résolution de ces crises passe nécessairement par une nouvelle répartition des richesses et par une refonte des règles du commerce international ?

14h45-15h30 : Une croissance dématérialisée est-elle possible ?

Par Hervé Kempf (journaliste), Jacques Nikonoff (M’PEP), Jacques Testart (fondation Sciences citoyennes)

Croissance ou décroissance ? Le débat sur cette question n’en finit plus, y compris entre personnes partageant un même objectif de justice sociale et de préservation de la planète. Au delà des raccourcis et des positions caricaturales, pouvons-nous poser clairement les données du problème ? En particulier, une croissance dématérialisée, que sa faible empreinte écologique rendrait viable à terme, est-elle ou non envisageable ? Une baisse de la consommation matérielle est-elle incontournable ? Quelles revendications crédibles pouvons-nous avoir en la matière ?

15h30-16h00 : Débat avec la salle sur ces deux thèmes

16h00-17h30 : Table ronde « Quel débouché politique pour une écologie sociale et solidaire ? »

Intervenants : des représentants du M’PEP, de la LCR, du PCF, des Alternatifs, des Verts, du Parti socialiste

Face à la montée de l’écolo-libéralisme, l’émergence d’une écologie sociale et solidaire, clairement antilibérale, est nécessaire et urgente. Elle doit désigner à la fois les vraies causes et proposer des solutions de rupture crédibles à court terme. Comment construire une véritable force de proposition sur ces bases ?

17h30-17h45 : Conclusion de la journée

Par Aurélien Bernier (M’PEP)