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25/06/05
Cinquième rencontre le 25 juin 2005
Ordre du jour et thèmes abordés
samedi 25 juin 2005
publié par Collectif

Cinquième rencontre le 25 juin 2005 (place du colonel Fabien, Paris 19è.)

Ordre du jour

consacré à la construction de notre projet d’Université de l’Education populaire , prévue pour l’automne 2OO6.
  1. 9h3O - 1Oh3O : travail de réflexions / propositions par groupes de 3 ou 4 : ce que nous attendons de cette université ( sens / forme / déroulement ,etc ...) de manière très libre, et ouverte ... Un rapporteur par groupe . Il n’est pas interdit de vous préparer dès à présent à ce " remue-méninges " !
  2. 1Oh3O - 11h3O : mise en commun et débats , détermination des premières lignes de force pour la dynamique générale de l’université.
  3. 11h3O - 13h : premiers éléments d’organisation nécessaires à la préparation de notre projet ( calendrier , partenariats publics , répartition des premières tâches ...).

Thèmes abordés

À partir des comptes-rendus des trois sous-groupes de travail :
  • il s’agit d’une université de l’éducation populaire qui s’inscrit dans la durée, dans un processus avec un amont et un aval. L’université de l’éducation populaire représente un temps fort, moment de production des résultats de travaux de groupes et enjeu d’élargissement des débats comme de légitimation des objets tels qu’abordés. Ce temps fort se veut un objet politique qui doit être vu et perçu comme cela. Un temps fort qui consiste à continuer à dire Non, à s’attaquer à des sujets a priori réglés, à des sujest dominants, comme la décentralisation ou les procédés de contractualisation,
  • cette université de l’éducation populaire doit permettre la confrontation, la diversité (diversifier les modes de fonctionnement, les prises de parole, plusieurs modalités d‘université de l‘éducation populaire sur plusieurs lieux ?) et s‘appuyer sur des pratiques avec une participation active des praticiens (que leurs paroles, leurs analyses, leurs expériences soient centrales dans l‘université, sans tomber dans la foire aux savoirs chauds !). Confrontation entre savoirs chauds (de la pratique) et savoirs froids (plus distanciés) ou savoirs des chercheurs collectifs (des praticiens) et chercheur classique (universitaire). Cette université de l’éducation populaire part d’une hypothèse (à enrichir et à amender) à construire pendant cette année, à partir de l’hypothèse préexistante de l’OPR qu’il reste maintenant à articuler à l’OCR, et d’expériences menées (notamment les universités d’été de l’éducation populaire)
  • le mode de production sur place et en amont sont cruciaux pour la démarche, comment on va travailler sur place et d’ici là fait partie du processus (sinon ce serait un colloque). D’ici à l’université de l’éducation populaire, repérer, identifier des domaines de pratiques d‘éducation populaire, des praticiens individuels et collectifs (pour qu‘ils soient praticiens acteurs dans une démarche de recherche-action), puis à partir de là amener à la création de groupes de travail, de recherche-action. Qu’est ce qu’on fait de cette parole qui voudrait circuler dans l’université de l’éducation populaire (ne pas usurper la parole, aménager des espaces plaisants pour prendre la parole, l‘importance des interstices qui échappent à l‘espace officiel de débat). Comment questionner la méthode comme cadre non enfermant ? La méthode fait peur : comment penser des cadres ouverts ?
  • les thématiques d’entrées possibles pour les groupes de travail préalable à l’université de l’éducation populaire :
    • l’éducation populaire et la question économique : la transformation des rapports économiques entre les hommes, préoccupation de l’économique, d’où ça vient, où on en est, les moyens de la diriger, aller chercher des expériences d’alternatives économiques...
    • l’éducation populaire et l’intervention sociale : le lien avec les assistants sociaux, les éducateurs spécialisés, mais aussi peut être avec la question médicale (santé)
    • l’éducation populaire et la transmission des savoirs, incluant la question de la formation professionnelle. Les formes de transmission, la distinction entre rapports de transmission et élaboration collective de savoirs nouveaux (savoirs utiles pour de l’action collective) appliqués à des domaines. Le cas de l’outil télévisuel pour penser l’éducation populaire et transmettre la culture non officielle, les mémoires d‘expériences non reconnues.
    • l’éducation populaire, la culture et l’art
    • l’éducation populaire et le politique, rapports à la décision, aux collectivités publiques...
    • la notion de peuple rapportée à l’éducation à creuser
    • un groupe spécifique méthodologie pour s’interroger sur le comment (tenue et vie même des groupes de recherche-action pendant un an, arriver à poser non pas les résultats mais les termes d’un débat à l’université de l’éducation populaire, repérer des contradictions à travailler pendant l’université de l’éducation populaire, la méthodologie ayant pour but d’aider à faire ressortir ces éléments là de débat). Voir comment les processus de création se vivent
    • la question du droit
    • l’international
    • le décloisonnement des secteurs sociaux, culturels, économiques (vécu des mêmes modes de domination, interrogation du travail, notamment dans les politiques publiques) et le décloisonnement entre agents, acteurs et citoyens (arriver à faire travailler ensemble)
  • concrètement une université de l’éducation populaire de 3 à 6 jours et plus (la durée étant déterminante pour la production) comprenant une présentation de la démarche globale, un temps essentiel en travaux de groupes, et un temps d’analyse pour tirer des enseignements et des perspectives.
  • décision de formaliser l’hypothèse de l’université de l’éducation populaire dans un document sur lequel on pourra ensuite s’appuyer pour présenter la démarche.
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