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24/09/05
Compte Rendu d’atelier
Par Franck Lepage
samedi 24 septembre 2005
publié par Franck Lepage

La contradiction à résoudre est celle entre un manifeste et un dossier de subvention, tout en assumant que ce n’est pas parce que c’est un dossier de subventionnement qu’il doit nous faire faire des glissements de sens. Or ce texte, tel qu’il est, est à la « lisière » d’un glissement de sens, qui serait l’accompagnement du libéralisme, ou en tout cas une insuffisante lisibilité que notre position est une position de contre-attaque. Pour Michel Bouillot, la notion de « crise de l’action publique » pourrait laisser entendre que quelque chose qui a fonctionné par le passé est en crise et que nous allons réparer le moteur. Toute autre serait l’affirmation qu’il y a une réorientation libérale pleinement assumée, de l’action publique, dans l’optique de la « réformer ». Nous y opposer suppose de prendre plus clairement acte de notre lucidité quant au redéploiement de la domination. Il devrait être plus lisible que notre ambition est de réaliser un travail théorico politique sur le déploiement de la domination, et non sur un meilleur ajustement de l’intervention sociale ou politique ou culturelle. Des anciens compromis n’ont pas été « mis en crise » mais plutôt ouvertement attaqués : culture de masse, salaires, paix sociales, garanties et protections, etc. Le risque est donc dans ce texte de produire une sorte d’invitation à un colloque et de ne pas expliquer suffisamment la radicalité de notre démarche qui va donner lieu à une université.

Une autre erreur possible serait de partir d’une crise de la démocratie de représentation pour en séduire la nécessité d’une démocratie de participation. Peut être faut il au contraire partir d’expériences réussies de démocratie de participation, et remplacer le bureau des pleurs par la place des victoires et montrant des expériences qui contredisent les logiques de domination ?

Par ailleurs nous allons un peu vite en situant l’éducation populaire comme une pratique d’émancipation, sans nous être mis au clair sur ce que nous entendons par « émancipation ».

Sur la forme, ce document devrait dire qui nous sommes, ce qui n’est pas le cas pour le moment. De façon concrète. Ce que nous voulons, et pourquoi nous faisons appel à une collectivité publique.

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