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Réunion du 24 septembre 2005
Compte rendu de réunion du collectif
samedi 24 septembre 2005
publié par Franck Lepage

Pour une offre civile de réflexion sur l’avenir de l’éducation populaire.

Le mois dernier, une tentative de texte de présentation de notre démarche en vue de solliciter des partenariats publics a été envoyé après tentative de co-écriture (Alexia Morvan, Fernand Estèves, Marc Lacreuse, Christian Maurel, Franck Lepage).

A Saint Denis, le 24 septembre dernier, le collectif s’est divisé en trois sous-groupes qui ont relu cette proposition de texte public et ont procédé à une analyse de sa pertinence. Il est apparu que ce texte ne pouvait suffire en l’état.

Mais, si nous voulons respecter la contrainte de l’automne 2006 que nous nous sommes fixée, (dans la perspective des échéances de 2007), la discussion budgétaire des collectivités commençant maintenant et se poursuivant jusqu’en décembre, nous avons un mois pour présenter une demande de financement appuyée sur un projet crédible et un budget détaillé.

Le premier réflexe du conseil général de Seine-Saint-Denis est de nous financer comme « experts ». Ceci ne nous convient pas, mais on voit mal en effet comment nous pourrions lui demander de financer notre recherche, c’est-à-dire notre « aveu coopératif d’ignorance », ou une démarche d’investigation sans « production » identifiable. (Sauf - dit Valérie - si il y a cohérence d’une démarche de recherche par rapport à la question de l’éducation populaire).

Nous devons avoir, pour nos interlocuteurs une parole collective, lisible et compréhensible. Cela n’est pas encore le cas avec le texte actuel. D’où l’idée que quelqu’un qui sente mieux les choses passe à l’écriture. Michel Bouillot et Nicolas Fasseur se sont proposés. Chaque sous-groupe ou des membres individuels s’engageant à réécrire leurs observations pour aider les re-rédacteurs. Marc Levesque se propose de rédiger une contribution.

Laurence propose de se pencher sur une proposition de budget qui ne soit pas seulement qu’une demande d’argent, mais qui réfléchisse à l’implication de la collectivité concernée, ainsi, concernant St Denis, ainsi que des de lieux possibles pour accueillir un événement.

Claude Renard rappelle la possibilité de rester modestes quant à cet événement et de rendre public un an de notre travail, en nous appuyant sur nos propres forces (l’action de Nicolas Frize, etc). Elle s’engage à rédiger quelques hypothèses budgétaires en fonction de différents scénarios possibles.

Alexia propose de créer un groupe de rédaction auquel les personnes qui ont fait des remarques ou qui en ont à faire, envoient leurs remarques. Sur la question des axes de travail, (rappelés par Jean Bourrieau) il semble que des matières se sont perdues au fil des rencontres. L’objet de la prochaine rencontre ne devrait-il pas être une synthèse des axes de travail et les éléments de méthode que l’on se propose de mettre ensemble. Il y a un retour à faire sur tout ce qui s’est déjà dit.

Jean Bourrieau estime que ces axes de travail devraient figurer en tant que tels dans le texte de présentation parce que ce sont des pistes sur lesquelles nos interlocuteurs peuvent s’appuyer. Rappel des champs pressentis en juin (avec insistance sur la prise en compte des expériences pratiques) :

- Economique.
- Action sociale et éducation populaire.
- Action culturelle et artistique
- Transmission des savoirs, école, formation professionnelle, compagnonnage (dimension de l’intergénérationnel).
- Question du politique en tant que tel
- Construction des savoir par rapport à la recherche.
- Médias et nouvelles technologies
- Un groupe « transversal » ou « méthodologie » (pour décloisonner les sous-groupes).

Christian Maurel

Quant on sera au niveau de l’hypothèse, qu’on se sera mis au travail sur les procédures, il y a des confusions possibles qui ne sont pas encore levées ni mises en débat :

- Lever l’ambiguïté (si elle existe) entre « Université de l’éducation populaire » ou « université populaire ». On est en train de mettre l’éducation populaire en travail et en question, on n’est pas en train de monter une université populaire (Corcuff à Lyon, Onfray à Caen).
- Lever l’ambiguïté possible entre « éducation du peuple » et « éducation populaire ». Les procédures en sont très différentes, qu’il s’agisse d’une école, d’une médiathèque ou même de l’université de Michel Onfray, ils sont tous dans l’éducation du peuple. Toute différente est la question de faire émerger des savoirs de la pratique, des savoirs d’acteurs de terrain.
- On ne fera pas l’économie de savoir ce que l’on entend par « peuple » aujourd’hui.

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