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les actes du colloque
"Education populaire et démocratie : renforcer les coopérations"
Réseau d’éducation populaire de Seine-Saint-Denis et le Conseil général
jeudi 12 juin 2008
publié par Fernand Estèves

Le 19 janvier 2008, à la Bourse du Travail de Bobigny, le Réseau d’éducation populaire de Seine-Saint-Denis et le Conseil général de la Seine-Saint-Denis invitaient à venir débattre - et proposer - lors du colloque autour du thème : Education populaire et démocratie : renforcer les coopérations. Pour le Réseau, ce colloque constituait une étape de co-construction d’un nouveau cadre de coopération au service du développement d’une démocratie plus participative sur le territoire de la Seine-Saint-Denis.

En voici les actes.

http://www.educationpopulaire93.fr/...

Introduction aux actes

Les associations qui se sont investies dans le Réseau d’éducation populaire de Seine-Saint-Denis initié par le Conseil Général l’ont fait, durant ces trois dernières années, sur la base de plusieurs convictions fortes :
- Les finalités de leur mission visent à l’émancipation individuelle et collective et au développement des capacités de transformation sociale des personnes,
- Ces finalités sont toujours d’une grande actualité dans notre département,
- Les associations d’éducation populaire, au regard de ces finalités, ont des responsabilités, notamment sur deux grandes questions fondamentales : l’éducation et la démocratie pour tous et par tous.
- Les modes d’intervention de l’éducation populaire ont une spécificité. Elles partent des potentiels et des ressources des gens plutôt que de leurs handicaps, elles articulent développement personnel et action collective, elles privilégient les principes de coopération et de solidarité plutôt que ceux de compétition et de hiérarchisation des mérites.
- Les associations et mouvements d’éducation populaire ont à renouveler certaines pratiques et surtout le faire ensemble. Il leur faut pour cela un espace où ils puissent croiser leurs expériences, expérimenter, capitaliser et former aux méthodes et démarches qui permettent de progresser sur ces deux champs. C’est le sens du réseau et du site éducation populaire 93.

Sur ces deux questions, Education et Démocratie, nous devons établir de véritables partenariats avec les pouvoirs publics et singulièrement les collectivités territoriales. Nous devons renouveler (ou fonder) un cadre de coopération qui permette de respecter l’autonomie de chacun des projets tout en organisant les modalités d’actions efficaces sur les objectifs négociés.

Sur un plan plus général, il est indispensable que les associations d’éducation populaire réaffirment leur légitimité, leur utilité, en montrant l’efficacité et l’efficience de leurs interventions et ce faisant obtiennent une véritable reconnaissance en fonction :
- De la valeur des projets issus de la société civile que portent les associations du champ de l’éducation populaire.
- De l’utilité sociale et du caractère irremplaçable de la mobilisation de militants, de bénévoles et de professionnels au service d’un projet d’intérêt général.
- De l’efficacité de l’approche en termes de valorisation de potentiel, de responsabilisation, que porte l’éducation populaire.

Les associations d’éducation populaire reconnaissent la légitimité et l’importance des politiques publiques, mais elles ne doivent pas voir leurs modes d’intervention et de fonctionnement se calquer purement et simplement sur le modèle administratif des collectivités ou des institutions. Or c’est ce que l’évolution générale des politiques et des pratiques publiques tend à faire.

C’est en fait un partenariat de coopération entre les porteurs des politiques publiques et les associations qu’il faut rétablir. Il faut nous attacher à en réunir les conditions.

C’est à partir d’un état des lieux de la situation actuelle que le colloque du 19 janvier a travaillé sur les conditions à réunir pour un partenariat de coopération juste et efficace :
- Reconnaissance d’une autonomie négociée des projets associatifs y compris quand ils sont fortement financés par des budgets publics. C’est cette autonomie négociée qui permet la mobilisation des énergies associatives et leur capacité à apporter une plus value par rapport à des interventions purement professionnelles.
- Choix de partenariats de projet qui favorisent le cycle diagnostic/ expérimentation / évaluation/ajustement plutôt que commande qui restreint fortement le champ des initiatives.
- Décloisonnement de l’organisation des directions sectorielles pour une meilleure adaptation à la réalité souvent transversale des projets associatifs.
- Adaptation des règles de fonctionnement des administrations et de marchés publics en cohérence avec ces pratiques de coopération (notamment autour des questions d’appels d’offre et de mise en concurrence qui sont contradictoires avec la logique de coopération).

Nous sommes convaincus que la coopération est la seule méthode qui permette de construire de l’intelligence collective, mais celle-ci ne se crée pas sur injonction, elle se construit méthodiquement sur la base d’une volonté partagée. Nous avons voulu que le colloque d’aujourd’hui soit une étape de coconstruction de ce nouveau cadre de coopération au service du développement d’une démocratie plus participative sur notre territoire.

Organisation du colloque et rédaction des actes

Plusieurs associations du Réseau se sont beaucoup engagées tant dans la préparation et le déroulement du colloque que dans une rédaction très interactive des actes. Ils ont permis de rendre visible, à travers la tenue du colloque puis la publication des actes, ce travail concret de co-construction entre une collectivité territoriale, le Conseil général de Seine-Saint-Denis, et un réseau associatif, le Réseau d’éducation populaire de Seine-Saint-Denis .

- Association des Petits Débrouillards Île de France : Lucie BECDELIEVRE
- ASTS : Manuel HIRBEC
- CEMEA Île de France : Grégory CELO
- Culture et Liberté : Jean MARQUET
- Eclaireurs et Eclaireuses de France : Jacques PIRAUD
- FOL 93 : Robert TURGIS
- Fédération 93 des Centres sociaux : Pascal AUBERT et Marie-Chantal DURU
- Fondation 93 : Marc BOISSONNADE
- Francas 93 : Paco GUTIERREZ
- La Cathode : Gabriel GONNET
- Ligue des Droits de l’Homme 93 : Marie-Christine VERGIAT
- MNLE : Quentin HOFFER
- Riv’Nord : Patrick LAROCHE et Sylvie COREN
- UCP 93 : José TOVAR

Pour le Conseil général de la Seine-Saint-Denis :
- Coordination des Actes : Jean BOURRIEAU
- Mise en page : Alain FAULCON
- Impression : Service de reprographie
- et de nombreux autres coups de main, conseils et accompagnements, en particulier de Françoise MANSUY, référente communication à la Direction des Collèges et des Actions pour la Formation.

Documents joints à cet article :