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Type :
Lettre Réflexion
Date :
2009
Themes :
Democratie
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Erratum à "Pour une mobilisation collective"
Eléments de réponses à la question "Que faire !? "
mercredi 16 décembre 2009
publié par Madeleine Abassade

Erratum à "Pour une mobilisation collective" par Madeleine Abassade

LES EXTRAITS DU TEXTE "pour une auto critique collective" que nous avions mis en ligne sous le titre "Pour une mobilisation collective", sont issus de la contribution de Michel Bouillot en mars 2009, à la réflexion collective à propos du site Education Populaire et Transformation sociale. A l’époque, Christian Maurel l’avait soumise à l’évaluation par les administrateurs du site ancienne formule.

D’un site à l’autre, cette contribution écrite était restée en panne, comme un suspens.. Je suis retournée à la lecture de ce relatif vieux texte, y constatant sa pertinence actuelle.

Pour des raisons pratiques de mise en page, mais aussi compte tenu de l’évolution de notre site Education Populaire et Transformation Sociale, face à l’antériorité de ce texte (mars 2009) et à sa longueur, j’ai procédé à l’exercice dit scolaire de "contraction", autrement dit à le résumer après en avoir fait l’analyse, sans en changer ni les tournures de phrases, ni les termes employés. En procédant à la réduction du texte original, il s’agit de ne pas en déposséder son auteur, d’en préserver le sens profond, l’essentiel. Cet essentiel de la contribution de Michel Bouillot réside en son actualité politique d’invitation à continuer "d’interroger la problématique de la démocratie délégataire", et au constat de la nécessité de continuer à développer les outils d’une réelle démocratie participative, dont notre site. Continuer à s’impliquer, ne pas s’endormir, de ne pas perdre de vue notre responsabilité citoyenne. Quand l’un d’entre nous est moins disponible, les autres doivent pouvoir continuer à se relayer.

C’est collectivement, par la mise en commun, que la responsabilité citoyenne trouve sa force. Etre membre d’un collectif de réflexion, à l’exemple de l’Office Civil de Réflexion, implique toujours d’être attentif au travail de l’évaluation par les autres membres, autrement dit de l’analyse et de la critique y compris de celles des réserves. C’est la recherche de sens avant de passer à l’action, la "recherche-action" propre à l’Education Populaire...

Cela implique aussi de s’attarder sur la notion d’erreur, accordons nous ce "droit." Ici, l’erreur aura été d’attribuer à Christian Maurel des extraits d’un texte dont il n’est pas l’auteur. Cette erreur est imputable à la confusion de la formulation des onglets de l’ancienne formule du site Education Poulaire et Transformation Sociale, où se confondait l’identité de l’auteur de l’article avec celle des responsables de sa publication en ligne.

La nouvelle version de ce site, depuis l’été denier (2009) grâce notamment au travail technique de son webmaster Gilles Patrat tenant compte des réflexions collectives, contribue déjà à l’amélioration d’un outil nécessaire à la pensée de la démocratie aujourd’hui. Une démocratie composée de citoyens qui auraient tendance à se dépolitiser par la perte de confiance en ses délégués. Le travail de sens, ne peut être que partagé.

Ci-après, vous trouverez les extraits de la contribution de Michel Bouillot en réponse à l’article de Marc Lacreuse et Fernand Estèves "QUE FAIRE !?".

(Pour consulter l’Appel : "Que Faire !? " de Marc Lacreuse et Fernand Estèves, cliquez ici.)

- A la question « Que faire !? », de plus en plus nombreux et déterminés sont ceux qui répondent par l’engagement dans l’une ou l’autre de la constellation d’actions qui se développent un peu partout.

- Nous avons suscité l’intérêt par le site Education populaire et Transformation Sociale ; certes, peut-être pas assez à notre goût.

- Le sauvetage de la démocratie reposerait sur la capacité à inventer une démocratie réellement participative.

La lutte des places à supplanté la lutte des classes

- Je pense qu’il est temps de contribuer, avec nos moyens, au travail nécessaire sur la problématique de la crise de la démocratie délégataire et aux perspectives alternatives.

- Une telle démarche vise pour moi à contribuer à renouveler le courant de transformation sociale à partir de la question de la démocratie. Il y a urgence.

Dans un contexte aussi délétère, mais également aussi ouvert (je ne pense pas en effet que la tétanie de la gauche institutionnelle puisse durer très longtemps sans poser la question de son existence comme telle), un travail modeste, méthodique, mobilisant vraiment les ressources de valeurs et de méthode de l’éducation populaire me semble toujours potentiellement décisif.

A défaut nous risquons de porter « en l’air », sans assise et sans confrontation au réel , le thème de la crise de la démocratie délégataire, avec un risque allant jusqu’à renforcer les adversaires de la démocratie. Ce risque, nous ne sommes évidemment pas les seuls à le porter. Mais nous pouvons contribuer à le réduire.

Les coups pleuvent sur un peuple global de plus en plus souffrant, les dangers se multiplient, le désir de lutter s’amplifie avec la conscience de devoir le faire, et nous sommes silencieux. Certes, ce silence n’est pas comparable à celui d’une Gauche empêtrée dans ses contradictions et tétanisée par les spéculations électorales, mais il aboutit finalement à la même absence du terrain, au moment ou les forces néolibérales, fragilisées par la crise d’un modèle économique et social qui révèle son vrai visage, tente de se réorganiser. Pour les (p)artisans de la transformation sociale, c’est, ça devrait être, le moment de frapper fort.

L’ anti-libéralisme a besoin de toutes ses forces, sur tous les terrains

- L’éducation populaire en est un.

- Donnons nous pour tâche de faire vivre un lieu de parole, d’analyse, de diffusion, d’échange, et structurons ce lieu comme un outil parmi d’autre, avec son originalité et sa voix singulière. Il n’y a pas trop de tels lieux pour gâcher celui-ci.

Quelques propositions :

- Relançons la diffusion de l’Adresse (du site Education Populaire et Transformation Sociale. Offre Civile de Réflexion), en même temps que nous en remettons le contenu en débat.

- Elargissons la liste de diffusion du site dans des milieux qu’il touche peu ou pas ; je pense pour ma part aux collectivités locales, lieu où la pensée unique fait des ravages.

Pour terminer, une dernière réflexion :

Dans le langage libéral, la sphère civile est celle de l’ intérêt privé, par opposition au public, domaine de l’espace collectif régulé par l’Etat. Cette équation, posée par SMITH, magnifiée par HEGEL, est un piège. Elle sous-entend en effet que l’Etat disposerait d’un monopole sur la chose publique. Par certains aspects, nous tentons de démontrer le contraire. Je pense que notre entreprise relève la sphère publique, au sens bien compris du mot : nous investissons l’espace public et tentons de le fertiliser...