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COMBAT LAÏQUE, COMBAT SOCIAL
FEDERER LE PEUPLE
RENCONTRE LE 10 FEVRIER 2018 . PARIS 12e .
mercredi 7 février 2018
publié par Marc Lacreuse

COMBAT LAÏQUE

COMBAT SOCIAL

FEDERER LE PEUPLE !

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Lettre d’information n° 5 - 7 février 2018

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Chers camarades, chers amis,

Notre combat est plus que nécessaire : dernier exemple, les censeurs sont en action et tentent d’interdire la lecture de la" Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes" de Charb.

Nous nous sommes mobilisés pour dénoncer la dernière récidive la semaine dernière à Paris, en étant présents face aux censeurs, avant la tenue du spectacle.

La rencontre nationale des signataires approche : elle se tiendra ce samedi à Paris, et il est toujours possible d’y participer.

Nos différentes actions et l’organisation de la rencontre des signataires occasionnent des frais. Notre appel au don est toujours d’actualité.

Enfin, nous approchons des 1800 signataires de l’appel. La collecte des signatures continue.

Amitiés à toutes et à tous,

Les initiatrices et initiateurs de l’Appel

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- Depuis quelques temps, les représentations de Gérald Dumont, du Théâtre K, de la lecture de la « Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes » de Charb, se heurtent à de très violentes oppositions, qui ne sont malheureusement pas le fait de l’extrême droite, notamment dans les universités. Des représentations ont déjà été annulées à Lille et à Avignon à la suite de pressions de groupes minoritaires mais très déterminés. A Valenciennes, la représentation s’est péniblement tenue après une difficile bataille. Les mêmes censeurs récidivent aujourd’hui à l’Université Paris VII Diderot.

Fin janvier 2018, Solidaires étudiant.es de Paris VII envoyait un courrier à la présidence de l’Université pour lui demander « l’annulation pure et simple » de la lecture du texte de Charb, la Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes, prévue le 31 janvier. Les motifs avancés : le débat aurait consisté « à remettre en cause la lutte contre les violences racistes islamophobes et la parole de leurs victimes », et un tel événement s’acharnerait « sous couvert de laïcité à trouver une légitimité aux actes de violence tournées spécifiquement vers les personnes musulmanes ou considérées comme telles ».

La manière dont les auteurs de la lettre reprenaient ainsi à leur propre compte les anathèmes (« islamophobie ») et une partie des objectifs des assassins de Charlie Hebdo (faire taire Charb une bonne fois pour toutes), la violence et l’injustice de leurs accusations, ont suscité une indignation ô combien légitime. Par ailleurs, voir des syndicalistes plutôt libertaires se précipiter auprès de la présidence de l’université pour réclamer la censure ne manque pas de sel, et montre une certaine inconscience de leur part : l’arme de la censure, une fois convoquée, pourrait bien se retourner un jour contre ces apprentis sorciers. Cependant il nous paraît nécessaire de procéder à une mise au point. La Lettre de Charb est-elle « islamophobe » ? Est-elle raciste ? Légitime-t-elle le racisme ?

- Répondre positivement à ces questions repose sur le déni massif de la cible de Charb : non pas les musulmans mais l’islamisme, cette force politique fascisante qui depuis une quarantaine d’années étend ses tentacules sur l’ensemble des pays de tradition musulmane et sur les populations immigrées des pays occidentaux. Une force politique qui, en prenant le pouvoir en Iran en 1979, a commencé par emprisonner, torturer et assassiner les militants de gauche, après qu’un certain nombre d’entre eux, prédécesseurs malheureux de nos syndicalistes, s’en sont solidarisés politiquement. Une force politique qui impose par la force le port du voile à toutes les femmes dès qu’elle en a les moyens, qui s’en prend aux libertés de tous et notamment aux libertés syndicales ; qui, enfin, recourt tous les jours au terrorisme, dont les musulmans réels ou supposés, faut-il le rappeler, sont les premières victimes.

La cible de Charb, c’est aussi cette gauche qui, à l’instar de la section de Solidaires étudiant-es, occulte le danger mortel de l’islamisme au point d’identifier la défense légitime des immigré.es discriminé.es en raison de leur religion supposée, et l’islamisme lui-même, son idéologie et ses militants. En un paradoxe qui n’est qu’apparent, ces militants pratiquent un amalgame entre musulmans et islamistes, alors que bien des militants nés dans une famille de culture musulmane, ici comme là-bas, se reconnaissent dans la dénonciation anticléricale de Charb. Cette partie égarée de la gauche emprunte ad nauseam à l’islamisme son vocable favori : ce mot « islamophobie », qui permet de disqualifier toute critique de l’islam comme religion et de l’islamisme comme projet politique. Désormais, ils lui reprennent aussi ses méthodes contre la gauche laïque, sur laquelle se concentre une bonne partie de leurs attaques : intimidation, chantage au racisme, et maintenant inquisition. Où s’arrêtera l’escalade ?

Les islamistes se sont servis de l’exclusion sociale et du racisme bien réels pour gagner leurs galons de porte-paroles auprès des populations immigrées ces 40 dernières années, de façon symétrique à ce qu’ont accompli les extrêmes-droites auprès des populations d’origine européenne. Cette gauche politique et syndicale va-t-elle persister à soutenir une extrême-droite contre une autre, ou revenir enfin à sa seule véritable mission : l’union de tous les opprimé.es contre toutes les formes d’oppression ?

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Rencontre nationale des signataires

La rencontre nationale des signataires de l’appel « lier le combat laïque au combat social, fédérer le peuple » approche.

Rencontre nationale des signataires de l’appel samedi 10 février 2018 de 13H30 à 19H à l’Espace conférence des Diaconesses,

16 rue du Sergent Bauchat 75012 PARIS Entrée libre, sur inscription

La rencontre se déroulera en trois temps :

1 – bilan de la campagne de signatures de l’appel,

2 – interventions de signataires,

3 – perspectives et propositions d’actions.

Sur place : bar, librairie militante

Elle se poursuivra en soirée autour d’un repas convivial suivi d’une animation, au Théâtre Aleph, à Ivry-sur-Seine (participation : 10/15 €)

Ont confirmé leur présence (sous réserve de modification) :

Ali Riza Algul, délégué syndical CGT Carrefour,

Elliott Aubin, adjoint au maire du 1er arrondissement de Lyon, responsable de la commission Laïcité du Parti de Gauche,

Jean-Louis Auduc, membre du « Conseil des sages » de la laïcité de l’Education nationale,

Marinette Bache, conseillère de Paris, République & Socialisme, présidente de Résistance Sociale,

Christian Favier, président du Conseil départemental du Val-de-Marne, ancien sénateur, PCF (intervention vidéo),

Bastien Faudot, conseiller départemental et municipal de Belfort, porte-parole du MRC,

Tonio Fischetti, journaliste à Charlie Hebdo,

Christian Gaudray, président de l’UFAL nationale (intervention vidéo),

Julien Gonthier, syndicaliste Solidaires

Mimouna Hadjam, porte-parole de l’association AFRICA 93,

Marie-Noëlle Lienemann, vice-présidente du Sénat, ancienne ministre, PS (intervention vidéo),

Arezki Metref, auteur et journaliste algérien, animateur de l’Association Culturelle Berbère de Paris,

Ariane Mnouchkine, metteure en scène et directrice de théâtre,

Sabine Salmon, présidente nationale de Femmes solidaires,

Danielle Simonnet, conseillère de Paris, co-coordinatrice nationale du Parti de Gauche,

Francis Vahnée, président du CREAL (Comité de Réflexion et d’Action Laïque) de Seine-Maritime,

Monique Vézinet, membre du comité de rédaction du journal ReSPUBLICA, Et des responsables politiques, syndicalistes et associatifs, des universitaires, des artistes et des citoyens engagés …

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Combat Laïque Combat Social combatlaiquecombatsocial@gmail.com

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