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23 mai 2008
Identité numérique et libertés individuelles
à l’heure des réseaux sociaux et du Web 2.0
lundi 5 mai 2008
publié par Fernand Estèves

LIEU : Campus de Jussieu Paris 5° Institut Jacques-Monod (IJM), tour 42, RdC Plan d’accès http://www.upmc.fr/FR/info/Venir_UPMC/05 INSCRIPTION : Accès gratuit, mais inscription obligatoire : creis-je2008@creis.sgdg.org

10 h – 11 h« Les réseaux sociaux et le Web 2.0 : opportunités et menaces pour les internautes » David Fayon, responsable Processus et déploiement des référentiels SI à La Poste, auteur de « Clés pour Internet » et « Web 2.0 et au-delà » (à paraître)

11 h – 12 h« De la protection de la vie privée à la gestion active de l’identité : comment arbitrer entre maîtrise, commodité et valorisation de soi ? » Charles Nepote, directeur du programme « Identités actives » de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) http://www.identitesactives.net/

13 h 45 – 14 h 30« Les réseaux sociaux menacent-ils les libertés individuelles ? Impact du buzz marketing et zoom sur les réseaux sociaux (Facebook, MySpace…) » Alban Martin, responsable du buzz marketing chez Orange, spécialiste des réseaux sociaux.

14 h 30 – 15 h 15« Réseaux sociaux, quels risques pour la vie privée et les droits des personnes » Vincent Dufief, avocat au barreau de Paris

15 h 30 – 16 h 15 « Quelle identité numérique à l’heure du Web 2.0 ? : définitions, perceptions et comportements » Christine Balagué, maître de conférence à l’Université des sciences et technologie de Lille 1, professeur vacataire à HEC, vice-présidente de Renaissance Numérique Caroline Miltgen, maître de conférence en sciences de gestion, université d’Angers

Les réseaux sociaux et le Web 2.0 : opportunités et menaces pour les internautes L’inscription à un réseau social se traduit par la communication d’informations nominatives plus ou moins sensibles. De surcroît en fonction de ses contacts, il est possible de déterminer le profil de personne que l’on est selon le principe « dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es ».

Les réseaux sociaux permettent de nouer des contacts, de chercher ou de proposer une embauche, etc. Ils présentent même un côté ludique pour certains (Facebook, MySpace). Plus généralement, le Web 2.0 permet de partager, d’apporter des commentaires à des articles publiés sur des blogs, de participer à des wikis en améliorant les contenus publiés. Ces échanges augmentent la valeur du réseau en créant une émulation entre internautes. Le village mondial selon Mc Luhall prend ainsi tout son sens.

Toutefois, les traces laissées peuvent se retourner contre nous. Les spams par exemple constituent une menace simplement contraignante mais avec une « bigbrotherisation » du réseau, qu’en seraient-ils de nos libertés individuelles en cas de récupération frauduleuse des données laissées et conservées par les moteurs de recherche ? Par ailleurs, l’utilisation de pseudos ne protège pas totalement contre tous les risques car les adresses IP nous identifient. Dans ce contexte, la gestion de son identité numérique devient cruciale et des précautions s’imposent, notamment la prévention à l’égard des internautes les plus fragiles comme les mineurs et les moins instruits.

Présentation de l’intervenant : Responsable Processus et déploiement des référentiels SI à La Poste, David Fayon est auteur de « Clés pour Internet » et de « Web 2.0 et au-delà » (à paraître). Il anime un portail Internet et NTIC http://david.fayon.free.fr et s’attache à la question des NTIC sur leurs 3 dimensions interdépendantes : organisationnelle, technique et humaine.

Les réseaux sociaux menacent-ils les libertés individuelles ? impact du buzz marketing et zoom sur les réseaux sociaux (Facebook, Myspace…) Les techniques marketing les plus évoluées, notamment sur internet et les réseaux sociaux, ressemblent de moins en moins au marketing tel qu’on le connait. A tel point qu’il devient de plus en plus difficile de distinguer la publicité par rapport à de l’influence, du bouche à oreille amplifié, ou encore des recommandations améliorées.

Le buzz marketing et le marketing viral trouvent leur fondement sur une partie de l’identité numérique des utilisateurs d’internet, dont il s’agira de délimiter les contours afin d’apprécier le risque pour les libertés individuelles. L’instrumentalisation potentielle des utilisateurs ou de leurs données, via les techniques d’influence, de crowdsourcing ou encore de seeding, sera discutée et mis en regard d’un changement de rapport de force entre entreprises et clients.

Présentation de l’intervenant : Ancien consultant en stratégie, Alban a rejoint le groupe France Telecom en 2004, d’abord en tant que concepteur de services innovants chez Orange Labs, puis en tant que buzz marketing manager dans la nouvelle division Audience et Publicité en ligne d’Orange. Par ailleurs, il est l’auteur de « l’Âge de Peer : Quand le choix du gratuit rapporte gros ! », Ed Village Mondial, Sept2006, et de « Facebook : On s’y retrouve ! », Ed Pearson, Avril 2008. Enfin Alban blogue régulièrement sur le sujet du marketing en ligne et de la co-création depuis plus de 3 ans.

Réseaux sociaux, quels risques pour la vie privée et les droits des personnes

L’extraordinaire développement des réseaux sociaux n’est malheureusement pas sans risques pour les droits des personnes. Ces risques proviennent tout d’abord de la personne elle même qui consent à sacrifier sa vie privée, sans connaître réellement l’utilisation future qui pourra être faite de ces informations. D’ailleurs, certains vont même jusqu’à se demander si les réseaux sociaux ne viennent pas sonner le glas de la notion même de vie privée... L’autre risque engendré par ce ce nouveau vecteur de socialisation est qu’il devienne une source d’atteintes commises contre les utilisateurs : usurpations d’identité, diffamations, propos racistes, atteintes à l’image et escroqueries ne risquent elles en effet pas d’être facilitées par ces réseaux ? Face à ces dangers, la réponse se trouve logiquement dans le droit mais surtout dans l’éducation et la formation à l’usage de ces nouveaux espaces de communication