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LA CLASSE OUVRIERE, C’EST PAS DU CINEMA.
Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde.
mardi 8 février 2011
publié par Christian Maurel

Les 8éme édition des Rencontres « la classe ouvrière, c’est pas du cinéma » se déroulerons du 8 au 13 février 2010 à UTOPIA 5, Place Camille Jullian à Bordeaux sur le thème suivant :

«  Luttes populaires et luttes des femmes : la deuxième République Espagnole, le Frente popular, évocation du Front Populaire en France, Trois fois femmes... »

— - Mardi 8 février : Soirée d’ouverture, « Adrien MARQUET : De Jaurès à Pétain, les dérives d’une Ambition » de Michel Cardoze et Barcha Bauer - 20h30 : Projection suivi d’un débat en présence de Hubert Bonin, auteur de « Les tabous de Bordeaux », et de Pierre Brana et Joëlle Dusseau auteur de « Adrien Marquet, du socialisme à la collaboration »

— - Mercredi 9 février : La deuxième République Espagnole (Le Frente Popular). - Journée organisée en partenariat avec l’Institut Cervantes de Bordeaux, l’association « Ay Carmela » et l’amicale des anciens guerilleros espagnols en France-FFI(33) - 13h30 : Las Hurdes (Terre sans pain) - Aurora de Esperenza - 16h00 : Manuel Azana : Une vie pour la république - 18h00 : Conférence par Enrique Lister, Maître de Conférences à l’Université de Poitiers à l’institut Cervantès, 57 cours de l’Intendance, Bordeaux - 20h30 : La Lengua de las Mariposas.

— - Jeudi 10 février : Evocation du Front Populaire en France -10h : La vie est à nous - 14h30 : La Marseillaise - 18h : Table-Ronde « Que reste-t-il du Front populaire ? » présentée par Jean-Claude Cavignac, avec la participation de Jean-Claude Gillet, Dominique Belougne, Espaces Marx Bordeaux, de Jean Lavie de l’Institut d’Histoire sociale CGT de la Gironde, et d’un représentant du Comité unitaire sur les retraite, à la Bourse du Travail Salle de la CE de l’UD-CGT, 44 Cours Aristide Briand à Bordeaux - 20h30 : Le Temps des Cerises.

— - Vendredi 11 février : Trois fois femmes - 9h30 : Carnets personnels du travail - 14h00 : Les Femmes de la Bruckman - 16h00 : Liquidation Totale - 18h00 : Table-Ronde : « Luttes Ouvrières » animée par Françoise Escarpit, avec Séverine Mathieu, réalisatrice de Carnets personnels du travail, Ivora Cusack, réalisatrice de Remue-Ménage dans la sous-traitance et Corinne Versigny, Secrétaire de l’UD-CGT33 à l’Athénée Municipal, place Saint Christoly, Bordeaux - 20h30 : Norma Ray

— - Samedi 12 février : Trois fois femmes - 14h00 : Remue-Ménage dans la sous-traitance - 16h00 : Regarde, elle a les yeux grands ouverts - 18h : Table-Ronde au PLANNING FAMILIAL, 18 Rue Sainte-Colombe, Animée par Claude Darmante, avec Monique Nicolas, du Collectif Bordelais pour les droits des femmes, et Hélène Cesbron, médecin généraliste, membre du Planning Familial. - 20h30 : Te DOY mis OJOS (Ne dis rien)

— - Dimanche 13 février : Trois fois femmes -14h00 : A fleur de peau : un bouquet de la Colombie - 16h00 : Pour tout l’or des Andes - 21h : Projection/débat en avant-première de « WE WANT SEX (Equality) » suivie d’une rencontre avec Stéphanie Benson, romancière.

NOUS SOMMES DE CEUX dont les mollets se sont musclés cet automne. Ceux qui par millions sont descendus sur le pavé, jeune et vieille gardes réunies, n’étaient pas tous de la catégorie ouvrière. Ce qui a fait leur unité n’était pas seulement qu’ils étaient des « citoyens », individus socialement indifférenciés. Ceux qui défilaient et ceux qui les soutenaient avaient la conscience, peut-être éphémère, d’être ceux d’en bas pillés par ceux d’en haut (le président des riches à leur tête (1)), ceux qui produisent les richesses, sont « destinés » à les produire, les ont produites avant d’être mis au repos volontaire ou forcé... Bref, ceux que d’aucuns appellent « les travailleurs », ou même « la classe ouvrière ». Notre petite équipe de cinéphiles, qui s’est enrichie au long de ces huit années et est prête à grandir encore, aime bien l’idée que les Pinçon ont pu exprimer jusqu’à la télé : « les riches » donnent l’exemple de la solidarité (entre eux) ; ayons conscience que nous devons les imiter sur ce point ; devenons une classe consciente d’elle-même. Mais pour cela, connaissons notre propre histoire, en France, comme en Espagne ou en Colombie, et n’hésitons pas à mettre le doigt là où cela fait mal ; tout particulièrement traitons de la domination masculine.

COMMENT LE GENRE TROUBLE LA CLASSE(2). Front populaire 1936 : les femmes n’ont toujours pas le droit de vote, mais quelques-unes, cachées comme secrétaires ou sous-secrétaires d’Etat, entrent discrètement au gouvernement. 1968 : le syndicalisme ne sera pas unanime pour faire de l’égalité hommes-femmes un axe fort. C’est seulement au lendemain de ces « événements » que l’on verra naître en France des « groupes femmes » qui porteront, dans un riche foisonnement, les revendications d’égalité. Comme le dit Christophe Darmangeat (3), « de tous les thèmes qu’aborda il y a cent trente ans Friedrich Engels dans L’Origine de la famille, celui de l’oppression des femmes est sans aucun doute l’un de ceux qui continue à être le plus chargé d’enjeux ». Malgré la puissance du mouvement féministe à certaines périodes, la « libération » des femmes de leur oppression a souvent été conçue comme devant résulter, sinon mécaniquement du moins chronologiquement, de la fin de « l’exploitation de l’homme par l’homme ».

POUR CES 8èmes RENCONTRES, nous n’abandonnons pas la découverte, sous le discours sur les inégalités, de la réalité des classes sociales. « Remontée de la conflictualité » ou « retour de la question sociale », pour parler en sociologue, avec coups de projecteur arrière, mais aussi présence des luttes tout à fait concrètes qui font écho à celles que nous avons connues ces derniers mois. Mais nous voulons prendre le temps de mettre en relation ces luttes avec la question du genre, la question de l’oppression qui ne se ramène pas à la simple exploitation mais se combine avec elle. Avec Danièle Kergoat ou Roland Pfefferkorn (4), l’analyse en termes de rapports sociaux de sexe donne la réalité de cette combinaison. Pour montrer cette intrication, quoi de plus éclairant que la lanterne magique du cinéma ?

1. Michel Pinçon, Monique Pinçon-Charlot, Le président des riches, Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, Zones, 2010. 2. J’emprunte ce titre à l’excellente revue Agone n°43, 2010. 3. Christophe Darmangeat, « Le marxisme et l’origine de l’oppression des femmes : une nécessaire réactualisation », in Agone n°43. 4. Roland Pfefferkorn, Inégalités et rapports sociaux, rapports de classes, rapports de sexe, La Dispute, 2007. André Rosevègue, Membre du Conseil d’Orientation d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde.

L’équipe d’animation des 8émes Rencontres Cinématographiques :
- Jean-Claude Cavignac,
- Marie-Thérèse Cavignac,
- Jean-Paul Chaumeil,
- Claude Darmante,
- Martine Dorronsoro,
- Françoise Escarpit,
- José Garcia,
- Jean-Claude Gillet,
- Laure Lataste,
- Monique Laugénie,
- Jean-Claude Masson,
- Cécile Renaut,
- André Rosevègue,
- Vincent Taconet,
- Patrick Troudet, remercie nos invités, réalisateurs et réalisatrices, critiques et enseignant(e)s, militant(e)s et syndicalistes, qui nous aideront à sortir de ces Rencontres plus intelligents et plus forts, avec le plaisir en plus.

Vous trouverez le programme détaillé de ces rencontres sur le site d’Espaces Marx : http://espacesmarxbordeaux.apinc.or... et sur le site d’UTOPIA Bordeaux : http://www.cinemas-utopia.org/