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La France insoumise...."Ne te prive pas d’être heureux !"
Entrée dans le discours de JL Mélenchon...
lundi 13 juin 2016
publié par Madeleine Abassade

Le 5 juin à Paris, Place Stalingrad, à la fin du défilé de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon commençait son intervention en demandant à la foule des nombreux manifestants, de ne pas crier son nom, mais de crier « résistance », « insoumis », écartant ainsi cette focalisation sur sa seule personne. Celui qui, en février, semblait partir "en solo" pour les présidentielles [1] est aujourd’hui loin d’être seul.

Il terminait son discours par le poème « Il meurt lentement » de la brésilienne Martha Medeiros, en hommage dit-il « au Brésil où se prépare un infâme coup d’Etat » et en hommage « au peuple en France. »

Ce poème qui s’achève par « Ne te prive pas d’être heureux », peut rappeler « le droit au bonheur pour tous » selon Jean Vigreux, [2] parmi les revendications lors des mouvements sociaux , politiques et culturelles, des grèves ouvrières et paysannes des années du Front Populaire dont une exposition gratuite est présentée actuellement à la Mairie de Paris. Un symbole historique fort, -contre le patronat-, des luttes ouvrières ; la force syndicale ; les acquis sociaux et l’unité de la gauche contre le fascisme et la guerre.

Ce 5 juin 2016, face aux 10 000 personnes réunies sur la place Stalingrad, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole pour dire « son opposition à la loi El Khomri et à son monde : celui de l’accumulation de richesses pour quelques uns et la souffrance au travail pour le grand nombre. Il a proposé un nouvel horizon pour la France : 6e République, planification écologique, sortie des traités européens, partage des richesses… »

- Pour écouter le discours de J-L Mélenchon : http://melenchon.fr/2016/06/07/disc...

Madeleine Abassade

Nous reproduisons ici le poème :

IL MEURT LENTEMENT de Martha Medeiros

Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère, ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon d’émotions celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n’a fui les conseils sensés.

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Risque-toi aujourd’hui !

Agis tout de suite !

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d’être heureux !

MARTHA MEDEIROS

[1] Voir article publié sur http://www.mille-et-une-vagues.org/...

[2] Le front populaire Jean Vigreux. Puf. 2011. P.60


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