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Au Séminaire animé par Lise Maurer
Laure Pigeon la femme plume et La danse des figures et des prénoms
Par Geneviève Piot-Mayol
jeudi 14 janvier 2016
publié par Madeleine Abassade

- RV Hall de l’ITP à 14h : La comédienne Stéphanie Beghain donnera voix à un message de Laure Pigeon

Après la présentation parisienne par Lise Maurer du fascicule 25 de la collection de l’Art Brut à la galerie Terre d’asile en juin 2015 et la présentation faite par Bernadette Rancher-Gay à la librairie Tschann le 22 novembre 2015, Geneviève Piot Mayol propose sa lecture de l’ouvrage. En introduction, nous suivrons « l’artistique travail » de Laure Pigeon à partir d’un choix de dessins.

«  L’artistique travail … »

La production des images est, selon la croyance de Laure Pigeon, tout à la fois témoin de la giratoire des corps et des âmes et gage de la survivance. Après avoir, dans un séminaire précédent, fait un pas de côté en évoquant les thèses d’Aby Warburg sur « l’image survivante », ce sont les thèses de Pseudo Denys, le guide de Laure Pigeon, qui seront interrogées en suivant la ronde des noms dans les dessins.

D’autres questions vont s’ouvrir avec les arts, jarres pleines de rutilements

Geneviève Piot-Mayol présente : La danse des figures et des prénoms

Une danse des figures et des prénoms se joue dans le travail de Laure Pigeon, dans ses dessins et dans ses messages écrits. Les lettres et les sons se répondent dans un maillage que Lise Maurer nous permet de déchiffrer.

Les personnages traversent l’œuvre et la construisent, se pressant dans une course filante, s’arrêtant parfois dans un « poser en face ». Une énonciation dans laquelle le sujet se déplace tout en se plaçant.

De quelle reconstruction ce « oui-jah », acquiescement et rupture, est-il l’instrument ? De quelle déchirure, de quelle griffure, ces images avec écriture et ces écrits imagés sont-ils issus ? Pour quelle issue ?

Quel secret la couleur, visuelle et auditive, de ces graphein cache-t-elle, pour finalement révéler cette « Laure artiste » que Lise Maurer nous fait découvrir ?

Cet o de « Lore », couronné dans un dessin, ce bord, cette broderie entourant le vide, n’est-ce pas le propre d’une œuvre ?

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G.R.E.C

Groupe de Recherche et d’Etudes Cliniques

Séminaire De la trinité en déroute au sinthome

Samedi 16 janvier 2016

De 14 heures à 16 heures 30

Institut Protestant de Théologie

83 Boulevard Arago – 75014 PARIS

Participation aux frais sur place 8 euros

Post Scriptum :

Quelques ouvrages à consulter :

Jean Dubuffet, « La double vie de Laure, » in L’Art Brut, fascicule 6, Collection de l’Art Brut, Paris 1966.

Dominique Laporte, Laure ou la prosopopée du ciel, Furor, 1982.

Michel Thévoz, « Le règne des revenants », L’art spirite, Lausanne, 2005

Lise Maurer, « Laure Pigeon, la femme plume » in L’Art Brut, fascicule 23, Lausanne, Collection de l’Art Brut, 2011.

Lise Maurer Laure Pigeon la femme plume préface de Sarah Lombardi, L’Art Brut, fascicule 25, Lausanne, Collection de l’Art Brut, 2014.

Jacques Derrida, Sauf le nom, Galilée, 1993.

Jacques Derrida, Psyché, inventions de l’autre II, galilée, 2003.

Michel de Certeau, La fable mystique, Tel gallimard, 1987.


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