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Le Ministère de la Culture et les Fédérations d’Education Populaire
10 ans après... de nouvelles conventions
mercredi 9 décembre 2009
publié par Fernand Estèves

En 1999, une charte d’objectifs est signée entre le ministère de la Culture et de la Communication et huit fédérations d’éducation populaire. Elles sont dorénavant onze :
- Centres d’entrainement aux méthodes d’éducation active (CEMEA)
- Fédération des centres sociaux et socio-culturels de France (FCSF)
- Collectif inter-associatif pour la réalisation d’activités scientifiques et techniques internationales (CIRASTI)
- Confédération des maisons des jeunes et de la culture de France (CMJCF)
- Fédération française des maisons des jeunes et de la culture (FFMJC)
- Fédération nationale des foyers ruraux (FNFR)
- Fédération nationale des FRANCAS
- Fédération Léo Lagrange
- La ligue de l’enseignement
- Peuple et culture
- Union française des centres de vacances et de loisirs (UFCV)

De nouvelles conventions pluriannuelles d’objectifs (2009-2011) viennent d’être signées avec l’ensemble de ces fédérations. Elles reconnaissent les formations, expériences et réalisations communes au cours desquelles a été renforcée la professionnalisation des intervenants culturels des fédérations et la reconnaissance de leur rôle dans le domaine de la culture, de ses pratiques et de sa diffusion.

Les principaux objectifs définis actuellement sont ainsi de :

- favoriser l’accès à l’art et à la culture des populations des quartiers prioritaires dans le cadre de la politique de la ville ;
- faciliter le décloisonnement des populations en développant les relations entre centre et périphérie ;
- renforcer l’éducation artistique et culturelle et les pratiques en amateur, en particulier celles des jeunes et de leur famille ;
- agir pour une meilleure représentation de la diversité culturelle et de l’identité de chacun, et particulièrement des cultures des populations issues de l’immigration dans une perspective de dialogue interculturel ;
- oeuvrer pour une culture solidaire et réaliser des passerelles entre les champs de l’action culturelle et artistique, sociale, éducative et territoriale, et encourager le rôle solidaire des artistes ;
- renforcer l’égalité des chances et l’accès à la citoyenneté de tous en oeuvrant pour les droits de l’homme, la laïcité, la lutte contre la pauvreté et la reconnaissance des minorités, comme les gens du voyage ;
- ouvrir des dynamiques transfrontalières, européennes et internationales.

En outre, les fédérations sont invitées à :

- mener un travail permanent de dialogue, de confrontation, de concertation d’une part avec les institutions artistiques, médiatiques et culturelles, et d’autre part avec les associations et les collectivités locales (en particulier avec les territoires sensibles) ;
- maintenir des moyens nécessaires à l’existence d’une tête de réseau national permettant la coordination, la mutualisation et la qualification des acteurs sur l’ensemble du territoire ;
- renforcer les partenariats avec les Directions régionales des affaires culturelles (Drac) et les institutions culturelles relevant du ministère de la Culture et de la Communication ; participer aux opérations nationales organisées par le ministère ; soutenir les opérations emblématiques des fédérations d’éducation populaire, et conforter la mise en commun de leurs compétences pour la réalisation d’opérations collaboratives (Plan Dynamique Espoir Banlieues, 2010 Année européenne de lutte contre la pauvreté, Portes du Temps, Paroles partagées...).

Leurs domaines d’intervention touchent tous les secteurs de la culture patrimoniale et contemporaine : architecture et urbanisme, arts plastiques et spectacle vivant, images et nouvelles technologies, lecture et langue française. Ce sont quelque trois millions de jeunes ainsi touchés par leurs travaux, aussi bien en zone urbaine que rurale.