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Colloque international
Marché(s), société(s), histoire et devenir de l’humanité
13 et 14 novembre 2008 - UNESCO Paris
jeudi 6 novembre 2008
publié par Fernand Estèves

Le hasard fait parfois bien les choses. Lorsque la revue La Pensée et la Fondation Gabriel Péri lancèrent, il y a deux ans environ, le projet du colloque qui se tiendra bientôt à Paris sur « Marché, histoire, société et devenir de l’humanité », personne, assurément, n’envisageait qu’il aurait lieu au milieu de la crise très grave du marché capitaliste, crise dont nous observons aujourd’hui les conséquences désastreuses pour toutes les catégories sociales, toutes les collectivités... Dès ce moment, pourtant, l’intérêt pour ce thème était manifeste.

Cet intérêt est d’abord apparu dans le soutien accordé à cette initiative par d’autres organismes ou fondations. La Fondation Rosa Luxemburg de Berlin a rapidement rejoint La Pensée et la Fondation Gabriel Péri comme organisateur direct du colloque. L’Unesco, ensuite, nous a ouvert généreusement ses portes et nous avons aujourd’hui l’immense satisfaction de tenir notre colloque sous le patronage de cette institution prestigieuse, avec le soutien de son secteur des Sciences humaines et sociales. D’autres enfin nous ont fait part de leur soutien amical et de leurs encouragements, comme le Centre de recherche du Bureau de compilation et de traduction auprès du Comité Central du Parti communiste chinois , ainsi que l’Institut du marxisme à l’Académie des Sciences sociales de Chine, le Centre de recherche pour un développement alternatif (CENDA) du Chili, et la Fondation Perseu Abramo du Brésil.

Mais cet intérêt a pu être également perçu dans les analyses, déjà faites à l’époque, des principales caractéristiques du capitalisme mondialisé, un hyper marché financier à l’échelle du globe, et de son évolution potentiellement dangereuse. Les principaux gouvernants de nos pays, qui prétendent aujourd’hui découvrir les méfaits engendrés par le capitalisme, auraient gagné en profondeur, en rapidité et en qualité d’analyse à s’inspirer plus tôt de ces réflexions. Mais il est vrai que cela leur est impossible puisqu’ils sont les représentants politiques du capital mondialisé à base française ou européenne. Voici, par exemple, ce que je déclarais, au nom de la Fondation Gabriel Péri à Pékin, en 2005 : « Aujourd’hui, dans les grands pays capitalistes et dans la multitude de ceux qui subissent leur domination, l’ensemble des activités humaines est soumise à la dictature d’un seul critère, celui de la rentabilité financière « en soi ». Et cette financiarisation à outrance est génératrice de crises profondes, durables, dévastatrices » [1] . C’est bien ce que l’on observe aujourd’hui de manière évidente. Une crise financière d’une ampleur inédite est en train de se déployer dans le monde, et notamment en France, accompagnée d’une crise économique porteuse de conséquences sociales très graves.

L’objet du présent colloque n’est toutefois pas de prendre part à l’action politique courante. Il est de réfléchir à cette crise, dans une ambiance internationale de recherche et de réflexion. Il ne suffit pas que nous, qui sommes critiques du capitalisme mondialisé, nous ayons raison pour l’essentiel. Il nous faut, surtout, approfondir notre réflexion et notre critique pour les porter à un niveau encore plus élevé de compréhension et de propositions alternatives.

Tel est l’objet du présent colloque dont nous vous appelons aujourd’hui à satisfaire l’ambition scientifique et critique. Nous vous prions de prendre contact auprès du secrétariat du colloque ( colloquemarche2008@gabrielperi.fr ; tél. : 01.41.83.88.43) pour y contribuer, avec les 350 personnes déjà inscrites à ce jour.