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Type :
Réflexion
Date :
2009
Themes :
Monde du travail
De Jean-Michel Montfort
Métro, boulot, libido : une inscription de pensée dans le développement buvable ?
jeudi 8 octobre 2009
publié par Gilles Patrat , Christian Maurel , Marc Lacreuse

« Ce sont les petites choses qui ont besoin de nous.
Parce que nous leur insufflons les anneaux de la vie
Pour cela, plein d’amour, prenez mes mains,
comme si, sans nous, toute chose restait seule à la fin . »
Karlfried Graf DÜRCKHEIM.

« Reconnaître nos semblables au travail
comme des vivants énigmatiques,
non comme des mécaniques exécutantes.
La vie déborde les concepts, les procédures… ».
Yves SCHWARTZ.

Métro, boulot, libido, quel combat ?

Au travers du thème « Travail et démocratie » [1] , j’entends au fil de rencontres militantes, l’expression des souffrances au travail lorsqu’il ne s’agit pas du pire, la souffrance de perdre son emploi ou de chômer durablement, parfois juste avant la rue.
En premier lieu s’exprime le recul réel, objectif, des conditions de travail par rapport à des formes antécédentes, acquises au travers de luttes sociales (nos acquis sociaux). C’est cru, c’est net, le contexte politique et économique n’est pas favorable à la dimension sociale des choses.
En second lieu se manifeste quelque chose de plus indicible, de l’ in-su et de l’ in-vu bien que perçu et vécu dans les corps, tout ce qui relève des mutations en cours de notre monde, difficiles à interpréter en direct, faute de recul. Lorsque l’on vit cela au cœur des process de travail et des aléas de la vie quotidienne, il est difficile d’être en même temps ailleurs en observateur. Un pied dedans un pied dehors suppose souplesse, au risque du grand écart. Toutefois, produire du descriptif en vue de son interprétation est une tâche prioritaire. D’autant que des recherches-actions peuvent être entreprises avec les chercheurs...
La crise du travail, ce grand malade, à inclure dans une perspective critique du Politique et de l’Economique, appelle de la démocratie à entendre ici notamment comme respect de l’Homme et des acquis, comme ménagement plutôt que comme management. Le ménagement des ressources humaines ! encore que le terme ressources soit lui-même réifiant, alignant l’humain sur les matières premières. Tout est vicieux, à commencer par notre langage. Vigilance langagière, c’est le moins, affutage des concepts, tels outils...
Ceci appelle des luttes dont des formes actuelles surprennent : parfois le désespoir est tel que l’outil de travail en tant que tel est au moins dans les stratégies médiatiques et négociatrices, l’objet d’un chantage à la destruction par bouteilles de gaz, quand il ne s’agit pas de polluer sciemment une rivière. C’est historiquement nouveau, car jusque-là, le mouvement ouvrier avait grosso modo mis son point d’honneur à préserver cet outil, les actionnaires eux s’en fichant souvent éperdument.
L’urgence humaine sociale de ces contextes économiques et professionnels est si criante et centripète qu’elle absorbe et cristallise en elle toute l’énergie, ou presque, de la pensée du travail, semblant empêcher de mettre en évidence un autre motif majeur de la nécessité de démocratiser le travail, donc de démocratiser entreprises et organisations, privées ou publiques.

Cet autre motif est que partout les collectifs de travail sont en excès de culture par rapport à ce que l’entreprise ou l’institution sont à-mêmes de mobiliser. Il y a en potentiel une intelligence collective disponible, ce que démontre a contrario une fraction des entreprises qui s’appuie sur une telle mobilisation, notamment dans les secteurs les plus porteurs de la société dite informationnelle, non sans nouvelles formes d’exploitation, de violences et de pathologies. Ce que démontrent depuis belle lurette les initiatives spontanées que prennent les travailleurs, pas tant dans l’art populaire de la perruque si insolent de créativité, que dans l’ajustement ou le contournement des procédures officielles, sans quoi la machine tousserait voire s’arrêterait dans les minutes qui suivent. Ce que démontrent aussi les postures démocratiques de certains consultants du monde du travail, managers voire entrepreneurs, qui ne lâchent pas le registre des valeurs humaines, ce qu’il convient de concevoir, de savoir et de voir, de près.
Il semble y avoir une difficulté de la pensée à articuler besoin de démocratie dans le travail et ...constat du surplus de compétences et d’intelligences, cette réalité de surplus restant opaque pour beaucoup, à moins d’explications et d’exemples. L’effondrement du collectif comme intellectuel collectif est certainement plus fructueux comme hypothèse que la montée en charge des individualismes - aporie d’une pensée un peu paresseuse – tout comme le sont, fructueuses, les approches ergologiques, psychologiques et psychanalytiques.
Quand la compétence collective de l’ensemble des travailleurs sait que des décisions sont mauvaises, que cela s’exprime éventuellement en comité d’entreprise ou d’établissement avec force arguments voire contre-propositions, il n’y a guère de visibilité et de lisibilité sociétales de cette force...cachée. Du coup elle ne peut être relayée ni amplifiée, en tant que savoir populaire collectif qui abonderait une éducation populaire alors rénovée par le mouvement même de la vie .

Les raisons de cet état de fait sont multiples, elles appellent examen et mise en perspectives.
L’on évoquera une tradition culturelle et politique du mouvement ouvrier français, débordant de la stricte classe ouvrière pour s’étendre au salariat, d’être un mouvement de lutte plutôt que d’une forme de co-gestion, fut-elle vigilante sinon marxiste.
L’on osera souligner un très fragile paradoxe quand les travailleurs se battent pour maintenir volontairement et avec légitime obstination la forme symbolique de l’exploitation de l’homme par l’homme : le salariat !
L’on notera la confusion entre la fonction, qui se définit par une place assignée, par son aspect technico-fonctionnel, qui tend à distinguer (séparer ?) les uns des autres, et l’entièreté de l’être humain en tant qu’être de culture et de sensibilité, ce qui inversement fait de l’un le très semblable de l’autre. Et s’ils se le disaient ? Leur faut-il une médiation ? Laquelle ? Où ? Quand ?
L’on avancera les effets de la domination symbolique des puissants dont les effets sont culturels et psychiques lorsque l’on a intégré au plus profond de son être l’idée fausse que l’on est un « petit », presque un moins que rien, d’autant que parallèlement, en ville, certains s’époumonent à nous faire accéder à la culture, ce qui à leur insu nous construit tels des vides culturels.
L’on soulignera le déficit de collectif à travailler ce qui est essentiellement culturel : le Tout comme supérieur à la somme de ses parties, autre définition de la réalité de l’intelligence collective.
L’on prendra en compte les effets de Pouvoir, notamment au sein des forces du travail, effets proprement humains de l’expression des égos et des ambitions personnelles. Un frein ! Un verrou ! Un tabou !
Et, c’est pas le moindre, pourquoi « donner » plus, pour le même prix, pas seulement monétaire mais tout autant social : la reconnaissance ? Rappel : tout don appelle un contre-don, c’est l’usage, c’est la Loi constitutive de la société civilisée.
Une vraie reconnaissance, négociée collectivement, contrairement à l’initiative que me racontait récemment une jeune DRH ingénue : afficher chaque mois la photo des plus méritants, plus fort que feu les soviets ! Il convient ici de conscientiser que la valorisation des compétences des collectifs de travail, et des compétences populaires de manière générale, constituent un levier puissant de justification d’une démocratisation du travail, dont la clef apparaît comme présentée sur un plateau : démocratiser entreprises et organisations, démocratiser les processus de décision, sans quoi des forces de mort domineront. Aller jusqu’au bout des évidences : il ne s’agit plus seulement de participer, au bon gré des puissants, selon une participation dépendante et concédée, qui ne vient combler que les limites des décideurs et des experts, mais d’inventer des formes dignes. Ce n’est plus la seule conception des projets et des programmes qui est en jeu, mais la conception même de la conception. Ceci vaut dans le privé comme dans le public.
Ensuite, il serait important d’enrichir la notion de travail, au-delà de sa seule dimension de production, de rapport social, d’agencements de savoir-faire et de techniques. Là nous sommes dans le délicat de chez délicat, ... l’idée que nous nous faisons du travail.
Il suffit de faire l’expérience (!) d’être RMIste pour vivre non seulement l’âpreté du monde et du contrat d’insertion - qui nous met dans l’injonction paradoxale d’être capable quasi seul de nous comporter comme un expert et une TPE pour ré-accéder à l’emploi tout en sachant rester à notre place symbolique d’exclu, ce que le langage constant des élus et des professionnels porte en lui - mais surtout de quitter fissa notre supposé (non-)droit à la paresse pour trouver du travail. Ce qui souligne que le travail est une obligation sociale, parée de vertus d’épanouissement, de développement personnel, de contribution personnelle au Grand Tout (la société), alors-même que la plupart des gens perdent leur vie à la gagner et sont si lasses.
Beaucoup ne savent pas, ou plus, l’étymologie du mot travail : trepallium, torture ou supplice. L’époque actuelle se charge de nous le rappeler.
Le Centre de Rosny-sous-Bois est là pour souligner chaque week-end ou retour de vacances que fuir (le taf, le turbin, le chagrin et autres mots du peuple ou des poètes) est un besoin irrépressible ! Mais l’on en revient, de week-end ou de dépaysement, à contre-coeur, blues en tête. Tiens, le voilà celui-là ! Le coeur !
C’est pas du palpitant dont je parle, encore qu’il a beaucoup à faire dans cette histoire à preuve ses crises ou ses inconsolables chagrins, mais je vous cause de l’émotion, des sentiments, des affects et du pulsionnel en nous.
Ce ne sont pas les ... symptômes qui manquent : suicides au travail, stress, harcèlements en tous genres, consommation massive de psychotropes, arrêts-maladie, humiliations...que des souffrances, qui disent qu’au travail il y a des objets-sujets, mis en tension sous ou derrière la scène des conventions sociales et de la comédie humaine.

Chacun sait en son intime jouer un rôle, imposé ou contrôlé, endosser un costard avec honte ou ravissement, « gérer » sans cesse à grand prix d’épuisement mental, une fiction consensuelle de camoufler ses pulsions, croyant en ces instants être seul à être concerné, parfois se croyant malade ou fou, alors que voici un fait social, un ciment invisible du fait pulsionnel comme organisateur collectif.
Mais, ça, ça ne se parle pas clairement, sauf éventuellement lors de la visibilité de la partie émergée de l’iceberg : conflits ouverts, harcèlements rendus publics, crimes...ou a contrario, mais c’est plus discret, rencontres amoureuses en situation professionnelle, émergences de complicités inédites, dans ou hors travail.
Bref, des pulsions de mort, des pulsions de vie, agitons le shaker, ce qui se nomme problématique de jouissance, d’après les travailleurs de la psyché.
Bref, dans le travail, se jouent la même vivance humaine que hors travail, les mêmes petitesses ou grandeurs, les mêmes confusions des sentiments et des affects, les mêmes saloperies ou solidarités, sauf qu’au travail ça ne se dit pas vraiment. Tout comme il y a des procédures, il y a des codes comportementaux, dès règlements et des usages, plus ou moins respectés, tout le monde n’étant pas logé à la même enseigne. D’ailleurs, dans un atelier d’écriture en milieu populaire cet aphorisme est né : « Lorsque l’on n’est pas de ceux qui tirent les ficelles, il n’est pas si facile de joindre les deux bouts ! ».
Du coup l’humain sensible et libidinal prend d’autres formes, déviées, parfois sublimes (la belle fête d’entreprise, la sortie d’un nouveau produit générant fierté), parfois minables (licenciement d’un employé alcoolique par un cadre alcoolique, règlement imparable à l’appui, gêne du syndicat), parfois à-côté de la plaque : faire grève pour trois francs six sous alors que la revendication non dite est celle de la dignité.
Imaginez une grève avec un seul mot d’ordre : DIGNITE !
Ou encore : EXISTER-RESISTER, toutes façons de crier que nous ne voulons pas plier.
Quel bordel alors dans le landerneau patronal et syndical, c’est-à-dire dans ces répétitions du même bien françaises, où le rituel du vrai conflit de classe s’ inaugure de parades, dont parfois l’on se demande si elles n’ont pas quelques choses d’amoureuses, au sens d’un amour impossible qui a besoin de castagne avant un peu de paix ! Ces considérations n’ont pas vocation à influer des contenus de formation, encore moins à suggérer quelque nouvelle fantaisie ou pitrerie managériales (yoga dans la tôle, stages de survie, massages à la pause midi, formations manipulatrices aux techniques A.T., PNL, alors réduites à leur utilité immédiate) mais, en éclairant le succès des consultations psy en entreprise ou la place occupée par le travail dans les séances de thérapie ou de psychanalyse privées, à poser une question : métro, boulot, libido, quel combat ?

Hypothèse de travail : s’il ne s’agirait pas nécessairement de « travailler » la dimension libidinale du travail in situ, les tripes, les émotions, le sexe, le sens, quoique, démocratie aidant, l’expérience culturelle et artistique dans la ville, de par ses qualités de sublimation et de symbolisation, pourrait permettre de donner à la jouissance humaine (ce que n’est pas la délectation artistique consumériste, tarte à la crème jouissive des cultureux), un espace de créativité avec effet positif sur les espaces du travail. Peut-être histoire de doper les luttes tout en les intégrant comme leçons de vie dans le champ de la culture de plus en plus dépolitisée et aseptisée. Cela supposerait qu’un lien ville-entreprise soit sensiblement plus activé par les opérateurs de culture, en dehors de leurs tours d’ivoire mentales et physiques. Certes des efforts significatifs sont faits mais vers les zhabitants, figure contemporaine molle des politiques publiques, vidés comme tels de leur substance de travailleurs et plus encore de celle de citoyens.

L’expérience culturelle et artistique, principalement celle de la création partagée entre artistes et citoyens, comme expérience de vie inédite, puisant énergie dans la rencontre des cultures vivantes et de l’exigence de production d’une forme (artistique), a fait sa preuve historique de pertinence.

Il se trouve qu’elle opère une rupture salutaire avec toutes les oppressions, notamment celles lovées au coeur des cerveaux, là où les chaînes sont les plus difficiles à rompre.

Cette expérience lorsqu’elle existe, génère un autre regard sur soi, sur les autres, sur ...la vie.

Vitalité, sexualité, créativité, affectivité et transcendance trouvent alors mise en synchronicité et sens.

C’est tout un ... travail ! C’est le lieu de l’Homme.

Au boulot, M’sieurs dames.

Jean Michel Montfort,
producteur et réalisateur culturel,
coach.
Été 2009.
jmmontfort@orange.fr

Ce texte a été inspiré librement par la trace sensible de lectures d’été auxquelles j’emprunte sans vergogne : idées, états de belles âmes, confirmations, pistes pour demain, im-pulsions !

L’inconscient, un fait social, Marc ZERBIB, AS éditions H, 2002.
Malaise dans la civilisation, S. FREUD, PUF, Paris, 1971.
Traversée en solitaire, Marie-Madeleine DAVY, Albin Michel, 2004.
Le centre de l’être, K.G. DURCKHEIM, Albin Michel, 2007.
Les managers de l’âme, Valérie BRUNEL, La Découverte, 2008.
Se former au coaching, Alix FOULARD, Vuibert, 2007.
Remerciements au collectif Ne Pas Plier.

[1] Travail et Démocratie est un collectif national disposant d’un site Internet du même nom.

Messages de forum :
L’art raté ou travail mal fait ?
vendredi 9 octobre 2009

En référence en particulier à la dernière partie du texte de Jean-Michel Montfort. Peut-on choisir d’être, entre - prendre et entre - pris(e) ? A quel endroit je suis ? Dominant ou dominé ? Et quand je suis un artiste, suis -je enfin émancipé de la domination et de l’exploitation ?

Je n’aime pas forcément travailler tout le temps, c’est vrai. Je jouis du plaisir de produire et du désir de partager, souvent. Je ne désire pas, en permanence, partager, vivre en collectivité, me sentir utile à la société... Je suis un animal politique, mais pas tout le temps.

J’ aime parfois penser que je suis un artiste, ou souhaiter que les autres le pensent de moi, pour un travail bien fait.

L’art c’est un tour de main, un savoir faire acquis. L’art est attaché à la technique. L’art est associé au travail. Est ce qu’un travail qui ne relève pas de l’art est un travail raté ?

Il y a une soif de transmission : recevoir et donner. Mais il y a de la difficulté à partager les savoirs ou de s’éduquer tout au long de la vie, parce que ce qui importe, souvent, sans le savoir exactement, c’est le désir de dominer croyant par là, peut être, échapper à la mort et se rapprocher des dieux , des stars, des artistes et de leur célébrité immortelle ? Et faute de devenir un dieu, faute d’être reconnu comme tel ?

On pourrait parfois de ne pas oublier la notion du travail bien fait...Et puis un artisan, un ouvrier, une personne valorisé qui aime ou qui n’aime pas, a parfois besoin d’être embrassé, reconnu. Mais devenu adulte, qui peut nommer ce besoin sans tabou ? Un poète, un artiste ?

Un Homme ne pleure pas. Un artiste oui ? Parce qu’on lui réserve la part du sensible démonstratif ? Et si d’aventure il pleure, et que personne n’est là pour le consoler...

Je sais , par moments, avoir besoin de pères et de mères, de références, voire de guides. Je sais aussi le risque de la "fétichisation", la recherche de démiurges, d’idoles qu’on appelle parfois des artistes, et le désir personnel, parfois, d’entrer au panthéon. Ou au moins le désir de laisser des traces remarquables pour espérer l’inscription dans l’éternité. Mais pour quoi faire au fond ?

Mais l’utopie n’est pas la croyance en l’immortalité de soi. Dire "je" c’est incarner le verbe, la parole, autrement dit rappeler la chair. Certains auraient plus le droit de dire "je veux" que d’autres, d’être des corps tout puissants quand les autres seraient des objets, les petites mains des artistes en quête de renommée ?

Quand on dit qu’"un travail est bien fait", est ce qu’au prétexte de l’associer à l’art, on va se mettre à parler forcément de sens, d’émotions, de sexe ? La libido c’est notre énergie sexuelle transformée et l’art en fait partie. Sommes nous des artistes quand nous sommes amoureux ? Certes l’amour nous rend créatifs, mais créateurs pour autant ? Pouvons nous être des créateurs, chacun dans sa vie, comme le sont les artistes ? Ou être créateur leur appartient ; Ils seraient plus proches de l’idée du Messie que les autres ?

Et pour conclure un instant à propos du travail, est-ce que réfléchir est un travail ? Autrement dit la maïeutique, pour ne pas dire l’accouchement. Car on aurait tendance à penser qu’il est moins digne de travailler à donner naissance avec son corps plutôt qu’avec son esprit ?

Suicide et travail que faire ? de C. Dejours et Florence Bègue