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Un film de Carmen Castillo :
"ON EST VIVANTS"
Sortie en salle le 29 avril 2015.
jeudi 2 avril 2015
publié par Christian Maurel

Pour la mémoire et l’avenir, ALLEZ VOIR SANS FAUTE le film de CARMEN CASTILLO : « ON EST VIVANTS » que j’ai vu hier 1er avril en avant première au cinéma l’Alhambra à St Henri à MARSEILLE 15ème arrondissement (il sort en salle le 29 avril ).

C’est un ÉMOUVANT PANORAMA MONDIAL qui sonne juste et sans pathos .Celui de tous ceux qui n’acceptent pas et se battent pour que l’humanité ne se déshumanise pas..

… Ce qui moi aussi me fait écrire une livre, au fond d’esprit voisin : « les MAUVAIS JOURS FINIRONT », contribution à un nouvel imaginaire social à gauche pour le 21ème siècle.

Non, surtout ne ratez pas ce film.

Amitiés.

Gérard Perrier, militant associatif.

Carmen Castillo fut d’abord professeur d’histoire au Centro de Investigaciones de Historia de América Latina de l’université pontificale catholique du Chili, puis a travaillé pour le président chilien Salvador Allende, plus précisément avec Beatriz, la fille et secrétaire de celui-ci, au Palais de La Moneda.

Elle fut l’épouse de deux dirigeants du MIR (Movimiento de Izquierda Revolucionaria), d’abord d’Andrés Pascal (un neveu de Salvador Allende) en 1967, dont elle a une fille, Camilla, puis, dans la clandestinité, de Miguel Enríquez.

Un an après le Coup d’État fomenté par Augusto Pinochet le 11 septembre 1973 avec l’aide de la CIA, son compagnon Miguel Enríquez, le leader du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR), fut abattu par les militaires le 5 octobre 1974, dans la maison où ils s’étaient cachés, au 725 de la rue Santa Fé, à Santiago du Chili. Carmen Castillo, alors enceinte, fut gravement blessée lors de l’attaque et évacuée à l’hôpital grâce à des voisins courageux qui ont appelé une ambulance et insisté pour qu’elle soit hospitalisée d’urgence. Elle perdit son bébé des suites de cette attaque des forces militaro-policières.

Elle fut expulsée du Chili vers l’Angleterre, grâce à la pression internationale (Régis Debray, Simone Signoret et Angela Davis furent, parmi d’autres, les organisateurs ou les signataires de la mobilisation) qui la tirera des griffes de la répression en novembre 1974.

Elle s’installa principalement en France, avec un passage décevant à Cuba.

Elle ne cessera d’évoquer le Chili dans ses livres et films, dont Rue Santa Fe, sélectionné au Festival de Cannes en 2007.

"On est vivants" de Carmen Castillo en avant-première à Marseille avant sa sortie le 29 avril 2015.

"On est vivants", film documentaire de la réalisatrice Carmen Castillo, qui trace le portrait de citoyens engagés, au Brésil, au Mexique et dans lesquartiers Nord de Marseille est projeté mercredi en avant-première à Marseille, avant sa sortie nationale le 29 avril.

"J’ai eu le désir de porter depuis toujours la question de l’engagement politique comme moteur existentiel", explique l’écrivain et réalisatrice à l’AFP.

Elle a conçu le film comme "un dialogue" avec son ami disparu, le philosophe Daniel Bensaïd pour lequel "l’histoire n’est pas écrite d’avance, c’est nous qui la faisons".

Durant 5 ans, la réalisatrice franco-chilienne a promené sa caméra pour "regarder ceux qui tentent, sur un territoire, dans un lieu, de lutter et créer autre chose" : SDF parisiens, sans-terre brésiliens, Zapatistes mexicains, syndicalistes de Saint-Nazaire ou habitants des quartiers Nord de Marseille. A Marseille, elle a choisi comme protagonistes trois militantes de l’association "Quartiers Nord-quartiers forts", Karima, Fatima et Fadella qui l’ont accompagnée durant le tournage dans les cités de la Busserine et des Flamants.

Et "derrière le chiffon rouge des kalachnikovs, j’ai trouvé une pensée politique. Si tous les politiciens écoutaient les acteurs qui font de multiples choses - se battre pour une école, contre l’injustice - on pourrait diminuer les souffrances", analyse Carmen Castillo qui perçoit dans ses quartiers "une vague d’espoir malgré tout".

Les jeunes protagonistes qu’elle y a rencontrés "n’ont pas envie de répéter le cercle vicieux qui leur est donné", à l’exemple de Daouda, d’origine comorienne, qui a su s’échapper de son immeuble de la cité "en montant sur le toit regarder la mer". Il s’occupe aujourd’hui de jeunes drogués du centre ville qu’il emmène dans les centres d’hébergement. Mais en aucun cas, il ne veut quitter son quartier. "Si je veux sortir d’ici, c’est avec tous", témoigne-t-il.

Autre témoin, Karima, d’origine algérienne, s’est quant à elle lancée dans le combat électoral, comme candidate du Front de gauche aux élections départementales. Elle a perdu dès le 1er tour mais "a pris conscience d’une nécessaire politisation hors du communautarisme", explique la réalisatrice.

Le film, ne fait pas l’impasse sur les défaites "mais le pire c’est les combats que l’on ne fait pas", conclut Carmen Castillo.

Ecrivain et cinéaste d’origine chilienne, réfugiée en France, Carmen Castillo a réalisé plusieurs documentaires et films, notamment Santa Fe, qui retrace son itinéraire personnel et "les murs de Santiago". Elle est l’auteur de plusieurs livres dont "Ligne de fuite", "Un jour d’octobre à Santiago", "Le vol de la mémoire".

Voir des extraits ici : http://www.lesfilmsdici.fr/fr/films...


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