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LIBRE EXPRESSION :
PHASE DE PROPAGANDE OFFICIELLE
de Serge GROSSVAK
jeudi 2 mai 2019
publié par Marc Lacreuse

LIBRE EXPRESSION :

PHASE DE PROPAGANDE OFFICIELLE

par Serge GROSSVAK

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" 80% des Français ont donc pris conscience de la malhonnêteté des médias dominants. Leçon de l’expérience. Pour les curieux, il est intéressant de voir comment cela fonctionne sous nos yeux. Il suffit d’ouvrir nos yeux, observer, et nos colères contre BêêêFM, Cnews et LFI se transforment en sourires de mépris. Les propagandistes de plateau sont certes très cher payés mais quels simplets !

Quelle est la mission actuelle ? Propager l’idée que le gouvernement « rétabli l’ordre public ». En bref, la phase « Gilets Jaunes = hordes violentes » est achevée, place à l’étape « les Gilets Jaunes n’existent plus, les blacks blocs sont maitrisés ». Concrètement cela donne quoi sur les plateaux télés de cette soirée de 1e mai ? Que ce soit BêêêFM, Cnews ou LFI (pas la 2, bravo !, mais également France Info, déception) « tout s’est bien passé », « police efficace » (suivi des « BRAVE » si bien nommés)... et peu importe les faits (et du même coup la déontologie professionnelle). Les faits ? Ce sont tout de même un syndicat qui renonce à manifester (la FSU), le dirigent de la CGT gazé, son équipe subissant une charge et ces centaines de manifestants pacifiques, festifs nassés et gazés passés pour dégâts collatéraux comme dans une guerre. Ce n’est pas rien ! Il est décidé que ce ne serait rien.

Ce traitement propagandiste de l’information est grave, et mériterait l’alerte aux instances internationales tout comme pour les très nombreux blessés. Ces faits sont graves, mais ne s’arrêtent pas là. La servilité des médias de cour pousse à la fabrication d’un mensonge : le travestissement des propos de Martinez. Que dit le secrétaire de la CGT ? Que les CRS ont chargé les militants syndicaux, les ont gazé dont lui même et que cet usage de la Police est intolérable. Que diffusent nos chers médias ? Qu’il invente tout cela parce que la CGT est en difficulté, et même qu’il a été exfiltré non parce qu’il avait été sérieusement gazé mais parce qu’il était victime des Blacks Blocs et des Gilets Jaunes. Et peu importe qu’aucun fait vient corroborer cette assertion (comme se le doit tout journaliste digne de ce nom, même sans carte professionnelle). Et peu importe que le départ de la FSU vient confirmer l’approche de la CGT.

Ce constat de soirée du 1e mai fait suite à la manifestation du samedi 20 avril où ces même médias avaient délibérément effacé de leurs écrans les intenses fumées de la rue du Faubourg du Temple tout comme la violence du nassage de la place de la République.

C’est comme ça. Ce ne sont que des pantins sans honneur, sans dignité. Ils sont choisis et payés pour cela. Je sais que mes amis éprouvent une grande colère chaque soir de manifestation devant tant de manipulation. Quel apaisement à observer la médiocrité de leur mission, à percevoir leur chemin de larbins. Comprendre ce à quoi ils consentent, cette immense médiocrité, transforme notre colère en sereine pitié pour ces personnages prêts à vendre leur âme. L’affaire Gaspard Ganz a révélé un basculement dans la profession des journalistes. Leur syndicat SNJ dénonce cette trahison professionnelle. Dans la suite de Macron, les larbins pourraient tomber de leur trône, leur petit cul à terre et le déshonneur sur la tête. Pitié pour ces pauvres types. "

Serge Grossvak


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