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PROPOSITIONS DU SYNAVI ( SYNDICAT NATIONAL DES ARTS VIVANTS )
POUR LES ELECTIONS MUNICIPALES 2020
IL EST TEMPS DE PARLER DE CREATION INDEPENDANTE !
vendredi 20 décembre 2019
publié par Marc Lacreuse

PROPOSITIONS DU SYNAVI

( SYNDICAT NATIONAL DES ARTS VIVANTS )

POUR LES ELECTIONS MUNICIPALES DE 2020

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Les compagnies et lieux indépendants sont les premiers acteurs de terrain d’une action artistique et culturelle pour le plus grand nombre. Elles doivent être reconnues comme telles et ne pas être renvoyées ni réduites à une prestation de service ou à un commerce de divertissement. De ce fait, les compagnies et lieux indépendants sont en permanence force de proposition dans cette nécessité d’une relation singulière de l’art avec une population, dans le respect des droits culturels des artistes et des habitants.

C’est pourquoi et dans la perspective des élections municipales de mars 2020, le SYNAVI, Syndicat National des Arts Vivants, souhaite faire des propositions autour de six axes de réflexion.

Nous invitons nos adhérents et tous les acteurs indépendants de la création à les lire et s’en emparer, à les envoyer aux listes dans leur ville et à demander aux candidats de s’engager sur ces propositions.

1. Les droits culturels comme révélateurs d’une autre politique culturelle à l’écoute des habitants et des artistes

Nous demandons l’organisation d’une vaste formation des élu.e.s, techniciens, artistes et acteurs culturels, aux notions liées aux droits culturels afin qu’un large débat puisse s’engager sur des bases communes. Nous demandons que ces droits culturels, des citoyens et des artistes, soient pris en compte dans les politiques culturelles, conventionnements et partenariats, afin de les traduire en projets concrets pour tous les habitants d’une ville ou d’une agglomération. Nous demandons la prise en compte de critères discriminants (positifs) pour les projets prenant en compte la parité Femme – Homme. Nous demandons la prise en compte de critères discriminants (positifs) pour les projets qui intègrent la diversité des origines sociales de la population.

2. Les Lieux Intermédiaires et Indépendants, des espaces où travailler

Nous demandons le soutien financier et le développement de Lieux Intermédiaires et Indépendants initiés par des artistes, des collectifs, des équipes artistiques afin qu’ils puissent faire vivre le travail artistique sur un territoire choisi et mener un travail de terrain lié aux particularités et atouts de leur quartier d’implantation. Les cahiers des charges, s’ils sont demandés par les collectivités publiques qui contribuent au financement ou fonctionnement de ces lieux, doivent prévoir une place pour les habitants dans le fonctionnement de ce lieu ou dans la gouvernance de la structure qui le porte. Nous demandons un « rééquilibrage » des financements publics pour un soutien plus important aux lieux et équipes indépendantes, partenaires directs d’un travail artistique sur un territoire. Nous demandons un accompagnement des projets de mutualisation mis en place par les acteurs artistiques du territoire (besoins de stockage, de véhicules, réflexion sur un fond solidaire de développement ou de mutualisation des pratiques de diffusion).

3. Les compagnies sont toujours « quelque part » : l’infusion artistique

Nous demandons la valorisation de l’infusion artistique dans les critères d’évaluation du soutien aux équipes indépendantes de création. Nous demandons la mise en place d’aides aux équipes artistiques construites à partir de la réalité du secteur professionnel et différenciées entre elles : aide au fonctionnement et à la structuration, aide au projet, aide à la diffusion ou à la résidence. Nous demandons de privilégier la mise en œuvre de conventionnements dans la durée, en tenant compte, pour les équipes qui le demandent, de la globalité du projet artistique et culturel des compagnies dans les villes et agglomérations. Nous demandons le développement d’aides à la « résidence territoriale » en partenariats croisés entre l’État et les collectivités. Nous demandons un rééquilibrage et une égalité de soutien des différentes disciplines artistiques. Nous demandons le développement d’un plan d’Éducation Artistique et Culturelle sur tout le territoire et tout au long de la scolarité, en lien avec les équipes artistiques. Ce plan doit évidemment être construit à partir des compétences de la collectivité en question auprès des écoles primaires, pour la mise en place d’activités périscolaires. Ce développement doit concerner l’ensemble des disciplines artistiques, des plus reconnues aux plus nouvelles.

4. Une économie solidaire à forte valeur ajoutée respectueuse des droits sociaux, non délocalisable

Nous demandons la mise en œuvre de critères déterminants pour prendre en compte l’emploi et la politique salariale des projets dans toute aide publique. Nous demandons la valorisation au juste prix, (en référence aux conventions collectives en vigueur) des dispositifs EAC (Éducation Artistique et Culturelle) et actions périscolaires et de tous contrats passés par une collectivité avec une équipe artistique (cession de spectacle, interventions, ateliers), en particulier pour « le jeune public ».

5. L’Art, la culture et la planète

Nous demandons une rénovation complète des équipements pour atteindre zéro émission et zéro perte énergétique à l’horizon 2030. Nous demandons que soient développées l’ingénierie et les subventions spécifiques pour aider les lieux et les artistes à maîtriser leurs consommations d’énergie et de ressources (chauffage, éclairage, transport des artistes et des publics, matériels scéniques). Nous demandons une meilleure prise en compte des équipes artistiques locales, notamment dans la programmation des scènes labellisées : la notion de circuit court n’est pas valable que pour les fruits et légumes.

6. Des politiques construites en concertation avec les acteurs culturels et les citoyens, un enjeu de démocratie locale

La loi LCAP (loi relative à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine) du 7 juillet 2016 prévoit « d’entretenir et favoriser le dialogue et la concertation entre l’État, l’ensemble des collectivités publiques concernées, les organisations professionnelles, le secteur associatif, les acteurs du mécénat et l’ensemble des structures culturelles et leurs publics. »

Nous demandons que soit mise en place, tout au long du mandat, une conférence permanente sur les politiques culturelles incluant des représentants de chacun des acteurs concernés – organisations professionnelles, acteurs associatifs, structures culturelles et des citoyens

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04 78 39 47 17

conseil@synavi.org

SYNAVI

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