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Date :
2009
Pas de crise pour l’intelligence !
Actes de la rencontre du 12 décembre 2008 à l’Injep
mercredi 18 février 2009
publié par Gilles Patrat , Marc Lacreuse
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Actes de la rencontre

Cette journée d’étude comportait deux tables rondes :
- Le sujet au centre d’une transformation sociale
- Coopération et approche transversale interdisciplinaire

Les intervenants et les participants à cette rencontre ont ouvert un espace relationnel de qualité comme en témoignent les réactions (ci-dessous). Ces quelques retours soulignent en creux les carcans et les impossibilités de penser autrement auxquels cette journée oppose une qualité relationnelle, une pluralité d’interventions et un renouvellement des problématiques. Des interventions dans le débat ont fait ressortir ce « besoin vital de trouver d’autres modes d’action, de réaction, de transformation, de positionnement » ; sur la nécessité d’une « transversalité, dans la préoccupation de trouver des réponses aux enjeux majeurs de notre époque ».

À l’image de la recherche-action qui porte l’humain au centre, le choix des intervenants est une histoire de rencontres, comme le croisement des parcours d’expérience avec ceux des participants. Cela se caractérise par une diversité quant au profil des personnes présentes, ce n’est après tout pas si fréquent, jeunes et moins jeunes, professionnels de terrain et universitaires, associatifs et institutionnels, du champ social et de l’art, de la culture et de l’éducation populaire, métissés des quartiers populaires et du centre-ville, tout cela indiquant que non seulement il existe des passerelles entre les secteurs d’activité mais aussi que chacun est amené de plus en plus à intégrer cette complexité en lui-même, autrement dit, à devenir « hybride ».

Le but n’était pas en une journée de briser l’étouffement individuel et les cloisonnements disciplinaires, mais nous avons ouvert un champ du possible, ce qui représente déjà une action, par cette mise en mouvement, qui implique inévitablement un prochain rendez-vous où nous pourrons mesurer le chemin parcouru. Les modalités de cette prochaine rencontre dépendent donc de la manière dont nous pourrons confirmer un travail en réseau, en particulier dans la mise en valeur des différentes recherches-actions qui se sont ou vont se déclarer. Dans ce but nous développons une plate-forme collaborative à distance qui fera bientôt l’objet d’informations spécifiques, et nous espérons trouver quelques moyens pour suivre, voire accompagner, des expérimentations en cours.

Il n’y a donc pas de crise pour l’intelligence ! L’intelligence coopérative et l’imagination comme réponse aux situations, d’autant plus si elles sont complexes, nous paraît aujourd’hui plus qu’hier un pari raisonnable. Miser sur la créativité lorsque l’on n’a rien, est d’ailleurs une manière populaire de définir le travail de la culture en ouvrant ses propres espaces d’expérience. C’est aussi un moment donné, même s’il faut parfois du temps, refonder le sens du politique par la capacité à proposer des alternatives portées par une nouvelle génération d’acteurs. Dans l’articulation entre la formation du sujet, centré logiquement sur l’individu, et la dimension transversale interdisciplinaire plus politique, notre propos était justement de démontrer qu’une refondation du politique passe par une reconstruction/réappropriation de la cohérence des parcours d’expérience.

« Merci pour cette journée “découverte”. Les intervenants ont été brillants, passionnants. J’ai quitté cette journée ressourcé et je compte poursuivre ces réflexions en Haute Normandie autour d’un débat et pourquoi pas d’une recherche-action autour de l’accompagnement des jeunes (Philippe Ferney – Directeur – Association Rouen Cité Jeunes - MJC Rouen Rive Gauche).

« C’est la première fois que je participe à une telle initiative que je trouve intéressante. Je vous encourage à travailler dans ce sens (Hakima Necib - élue aux pratiques culturelles à la ville de Grenoble et à la fois chargée de projets sur les questions de participation à la citoyenneté).

« Je suis très contente parce que ça fait du bien d’entendre des mots qui font vibrer, en tout cas tout ce que j’ai entendu là sur l’histoire du sens, sur les casquettes plurielles. Je suis venue parce que j’avais un besoin d’être aussi acteur dans la recherche-action avec des personnes qui pouvaient me faire des retours » (Annie Mako, comédienne, responsable de projets artistiques pour le public sourd, Paris).

« Ayant fortement apprécié la journée de présentation des différentes « recherches-actions », je suis particulièrement intéressée par les concepts de « savoir collectif ». Je suis en train de mettre en place des actions modestes, des ateliers d’expression qui ont à voir avec ce type de travail à la rencontre entre le récit de vie, des visions singulières qui s’expriment, et un message collectif véhiculé sous forme d’une représentation joué devant un public (Agnès Le Nours - association Expression Champêtre Les Essards -17).

« L’excitation que l’on peut avoir à être ici à partager les réflexions, c’est que peut-être on se sent un peu dans l’instituant, dans quelque chose de vivant, de démocratique, Il y a une nouvelle forme qui s’invente entre acteurs sociaux (Pierre Frenkiel Conseillé éducation populaire et de jeunesse en Seine Saint-Denis).