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COMMUNIQUE DE "TRAVAIL & DEMOCRATIE " :
REFORME DE LA SNCF ; CONTRE LE CLIMAT, LES SALARIES , LES USAGERS
jeudi 22 mars 2018
publié par Marc Lacreuse

COMMUNIQUE DE " TRAVAIL & DEMOCRATIE " :

Réforme de la SNCF : contre le climat, les salarié-es et les usager-ères

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Alors que l’urgence climatique impose de privilégier le rail par rapport au transport routier, et donc un budget public conséquent pour ce mode de transport, la réforme du gouvernement ouvre la voie à la privatisation de celui-ci sur fond de régression salariale.

Côté paillettes, la France accueillait en 2017 la conférence internationale sur le climat. Côté réalité, sur la période 1990-2016, ce pays a consacré les deux tiers de ses investissements en infrastructures de transport à la route et seulement 17 % pour le rail, a détaxé le gazole routier et autorisé les poids lourds de plus de 44 tonnes. Et ce, alors que le rail est, de loin, le transport le moins polluant comparativement à la route…

Le train est aujourd’hui plus cher que le transport routier pour les voyageurs comme pour le fret, alors que cela devrait être l’inverse. Les solutions proposées par le gouvernement sont l’ouverture à la concurrence sur le rail et l’abandon du statut de cheminot. Comme si la concurrence allait mystérieusement faire baisser les prix (on a vu le résultat au Royaume-Uni) et qu’un grignotage salarial allait être la solution. Nul doute qu’avec de si piètres solutions, le train restera du luxe, alors qu’il doit être démocratisé, et que le transport routier restera la solution du « pauvre », à l’image des cars "Macron" qui sont déjà une troisième classe pour les passagers les moins fortunés, condamnés à quintupler leur temps de trajet.

Ce gouvernement utilise l’argument de la dette pour arriver à ses fins, une dette dont l’origine est la construction des LGV qui aurait due être prise en charge par l’État au titre des infrastructures. La véritable solution réside dans un débat public sur les priorités que l’on se donne en termes de modalités de transport. Si nous souhaitons développer le rail, quels moyens nous donnons-nous en terme d’investissements, de subvention du prix des billets pour démocratiser ce moyen de transport, en terme de complémentarité avec la route là où le rail ne peut venir ? Ce débat est interdit, le gouvernement préférant de fausses solutions qui mèneront à la suprématie de la route sur le rail et à la régression sociale. La politique de transport proposée et mise en place depuis 20 ans jette sur la route toujours plus de marchandises alors qu’un train roulant au diesel et consommant comme 4 camions peut tirer 35 fois la masse d’un camion.

Un service public n’a pas à être financé par les travailleurs·euses qui le produisent ni par des usager·s traités comme des clients. On ne peut imaginer un service public qui ne soit financé par la solidarité, au service tou·te·s et sans discrimination. Un service public de nos jours ne peut et ne doit pas être organisé au détriment de notre environnement.

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Travail & Démocratie

Le parti du monde du travail qui propose de démocratiser les entreprises en les confiant aux salarié-es plutôt qu’aux actionnaires.

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