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TEXTE DU BIG BANG :
" ROMPRE AVEC LE PRODUCTIVISME "
une publication du FIL DES COMMUNS / fvrier 2020
mardi 4 février 2020
publié par Marc Lacreuse

TEXTE DU BIG BANG

ROMPRE AVEC LE PRODUCTIVISME

( publication LE FIL DES COMMUNS )

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Le Big Bang de la gauche cologiste souhaite travailler des hypothses et des dbats qui traversent notre camp social. Dans cette dmarche, il a prsent dans sa dernire assemble des signataires, un court texte faisant tat de discussions entre ses diverses composantes.

Le texte ci-dessus est la premire pierre d’une rflexion unitaire sur l’enjeu cologique.

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Rompre avec le productivisme

Pourquoi rompre avec le capitalisme productiviste ?

Plusieurs phnomnes nous conduisent aujourd’hui remettre en cause le modle conomique et social de notre socit, le modle libral productiviste :

Le premier est videmment le pril cologique qui menace aujourd’hui la capacit des tres humains vivre sur terre un horizon de plus en plus court ;

Le second nat de la croissance continue et exponentielle des ingalits dans le monde, non plus entre les pays mais bien au sein de chaque pays. Elles gnrent des situations conomiques et sociales dramatiques que rien ne saurait justifier, a fortiori dans un contexte de croissance globale des richesses.

Le troisime rside dans la monte des autoritarismes en Europe mais plus globalement dans le monde : ils sont nourris par la perte de sentiment de contrle des population sur leur destin, par la souffrance et la frustration que les populations ressentent du fait de la hausse de ingalits, de l’absence de politique environnementale rassurante, et de perspectives positives pour eux et leurs enfants.

Nous souhaitons offrir une perspective alternative, un systme qui sorte de l’hyper-individualisation de la socit, afin de proposer des politiques globales cohrentes qui offrent un alternative aux politiques conomiques et sociales qui reposent sur la responsabilit individuelle des hommes et des femmes russir et lutter contre les effets de l’altration de l’environnement.

Ce texte vise la fois indiquer une dmarche gnrale de long terme et des objectifs immdiats dans une double perspective : d’une part, engager un processus de rupture avec le capitalisme productiviste nolibral ; d’autre part, indiquer des mesures phares qu’une coalition politique pourrait prendre une fois au gouvernement, ce qui suppose la construction de majorits et la prise en compte de l’acceptation sociale des mesures envisages. La justice sociale est la condition de la transition cologique.

Dans ce cadre, la rupture avec le productivisme ne peut tre dtache des autres politiques que devrait mener une gouvernement de transformation sociale et cologique. Elle s’insre dans une logique mancipatrice qui touche tous les domaines et qui vise lutter contre toutes les formes d’oppressions et d’exploitation.

Il s’agit d’un tout premier document qui doit permettre d’identifier les points d’accords et de dsaccords. Aprs 2 sur les prrequis et quelques principes de base, nous prsenterons une srie de transformations majeures, d’importances ingales, et que l’on pourra enrichir au fur et mesure de l’avance de nos travaux. Il en manque sur les transports, l’urbanisme, etc. etc.

Nous avons eu l’occasion d’engager le dbat lors d’une premire runion organise Paris le 28 novembre 2019 pendant laquelle 4 questions ont t centrales dans la discussion : la notion de dcroissance, celle du « green new deal », la place de l’Etat et la capacit des pouvoirs politiques, en particulier les collectivits territoriales dont des reprsentants taient prsents pendant la runion, prendre des dcisions qui permettent d’engager des changements structurels. La runion du 28 novembre a permis des militants associatifs, syndicaux et politiques de confronter leurs points de vue et de vrifier les points d’accords et ceux qui mritent d’avancer dans les discussions.

Deux questions ont montr qu’un accord tait notre porte : la rupture avec le mythe d’une croissance sans limites et la notion de « socit post-croissance » nous est apparu comme le plus adquat pour marquer cette rupture ; et celle de « green new deal », en y ajoutant ou non l’adjectif de “radical” comme le font de nombreux mouvements sociaux aux Etats-Unis. Les deux autres questions abordes lors de la runion du 28 novembre, la place de l’Etat et la capacit d’action des pouvoirs politiques, demandent des discussions plus approfondies.

Prrequis

Nous partons de prrequis que nous considrons comme acquis et sur lesquels nous pourrons nous appuyer.

- Il s’agit tout d’abord des recommandations du GIEC, cf. (en anglais) https://www.ipcc.ch/2019/ et sa mise en application grce au scnario Negawatt https://negawatt.org/Scenario-negaW....

- Il s’agit ensuite de la dfense de la biodiversit, avec les recommandations des experts et de l’ONU https://www.ipbes.net/news/Media-Re..., dont les conclusions s’imposent : en finir avec les pesticides en commenant par les nonicotinodes et rtablir les haies et autres espaces favorisant la biodiversit.

Quelles que soient leurs limites – par exemple le GIEC est agnostique sur le nuclaire et l’objectif de rduction de 50 % de la consommation d’nergie l’horizon 2050 du scnario Ngawatt, alors mme que la population va continuer augmenter, peut paratre peu raliste, ces rapports constituent une base indispensable toute action politique.

Principes de base

Nous partirons galement de quatre principes qui nous paraissent essentiels et que l’on devrait retrouver dans les diffrents axes de transformation.

- Rencastrer l’conomie dans la socit, en rfrence Karl Polanyi.

- Refonder un nouveau rapport la nature qui rompt avec la logique prdatrice actuelle. Un dbat existe sur le fait de savoir s’il faut, en rfrence aux propositions quatorienne et bolivienne, doter la nature (les non-humains) de droits, alors mme que la notion de droits renvoie l’existence d’un sujet apte les faire valoir juridiquement.

- Rompre avec le consumerisme.

- Donner toute son importance aux activits de « reproduction », en rfrence aux avances des cofministes et des thoriciens du « care », cette dernire notion devant tre prcisment dfinie car tant aussi utilise par les nolibraux.

Pour la dcroissance ?

Le terme dcroissance fait l’objet d’un dbat gauche et chez les cologistes. Il ncessite une clarification. Rompre avec le consumrisme suppose une dcroissance de la consommation matrielle globale. Mais cela ne signifie pas que le PIB, qui mesure la richesse cr釪e et mesure montairement, dcroisse automatiquement. S’il faudra rduire fortement ou mme arrter la production de certains biens et il faudra aussi en produire d’autres de faon plus importante.

La transition nergtique et la satisfaction des besoin sociaux ncessitent la production de biens spcifiques et le dveloppement massif de services. Il est alors l’avance impossible de savoir si le PIB va crotre ou dcrotre, d’autant qu’il est probable que ce que l’on dfinit comme la valeur ajoute des nouveaux produits soit importante.

Quoi qu’il en soit, le PIB ne peut tre ni seul ni mme le principal indicateur de la vie conomique et sociale. Il ne dit rien sur les ingalits sociales, ni sur le bien-tre de la population. De plus, par construction, il ne peut mesurer les activits non montarises comme le travail domestique, l’aide accorde par des proches ou la production de biens communs gratuits comme wikipedia ou openstreetmap. Ce qui nous apparat essentiel est nanmoins de modifier les rgles de la production et de la consommation, tant pour limiter les effets de cette consommation sur l’environnement que pour amliorer le bien tre de tous. Pour ce faire il est indispensable de faire de la dure de vie des produits l’chelle de leur valorisation (https://www.halteobsolescence.org/s...), de dvelopper les productions locales, de valoriser les mtiers dit de “reproduction”, savoir le soin, l’accompagnement, l’enseignement, la production agricole responsable et durable …

Vers un « green new deal » ?

Le terme devient trs populaire, repris aux Etats-Unis par les lus de la gauche du parti dmocrate, par des prospectivistes comme Jeremy Rifkin qui offre par l une vision d’un capitalisme vertueux au service de l’intrt gnral, et par des tenants de la gauche radicale. Il peut donc tre porteur de confusion, chacun y mettant un peu ce qu’il veut. Il a cependant un avantage majeur celui d’tre immdiatement compris et d’indiquer de faon ramasse la ncessit d’une rupture avec la logique nolibrale productiviste. Il peut d’autre part tre un thme fdrateur pour des courants politiques qui divergent par ailleurs sur nombre de sujets.

Quoi qu’il en soit, il y a dans ces approches des lments qu’ils faut videmment reprendre, citons-en trois :

les investissements publics massifs dans les nergies renouvelables et la volont de reprendre le contrle de la finance en subordonnant cette dernire la transition cologique et la satisfaction des besoin sociaux, la base mme de la rfrence au New Deal, auxquels on peut ajouter tout l’arsenal de mesures d’interdictions (des pesticides, etc. etc.) ou d’incitations qui ne peuvent venir que de dcisions politiques prises par le parlement, l’ajout de la ncessit d’un programme de dveloppement massif des « emplois verts ».

Les difficults peuvent tre de deux ordres.

- Tout d’abord le risque de prendre la rfrence au New Deal de Roosevelt au pied de la lettre, en oubliant qu’il s’agissait d’un plan de relance (modr) de l’conomie trs loin d’une rupture avec le productivisme…

- La seconde difficult pourrait tre une vision tatiste de cette transformation d’autant plus forte que l’on met l’accent sur la planification cologique. Un dbat doit s’engager qui tire un bilan rel des expriences passes tant sur la planification que sur la questions des nationalisations, un dbat d’autant plus important quand on sait que le modle coopratif est particulirement pertinent pour les nergies solaires.

Produire autre chose, autrement

La rupture avec le productivisme et le consumrisme suppose une transformation profonde des processus de production et de la nature des biens produits. Il s’agit d’abord d’appliquer un principe de soutenabilit qui suppose une rduction drastique du cot en nergie et en missions de gaz effet de serre de telle sorte que la trajectoire fixe par le GIEC soit tenue, ce qui suppose par exemple de mettre fin l’obsolescence programme de nombreux produits et l’arrt de productions nfastes.

Que cela soit dans la production industrielle ou agricole, les impratifs cologiques et de sant publique convergent pour exiger que les processus de production et les biens fournis soient soumis au principe de prcaution qui doit s’appliquer de faon rigoureuse avec une chelle de sanctions revue la hausse. Les objectifs cologiques et de sant publique s’opposent ici frontalement la logique capitaliste du profit maximum. Il s’agit donc de dvelopper une vritable”cologie industrielle” en recentrant l’appareil productif sur la satisfactions des besoins sociaux domestiques et le “bien vivre”. Relocaliser l’conomie en freinant les changes de biens matriels

La relocalisation est au cœur de la rupture avec le productivisme, mais il y a plusieurs manires de tenter d’y arriver. Le protectionnisme, parfois accompagn de l’adjectif « solidaire » ou « altruiste », en est un. Il est en dbat gauche. Au-del mme de la discussion technique sur son efficacit dans une situation o les deux tiers du commerce mondial sont issus des changes entre les firmes ou intrafirmes, ce type de mesure peut entraner une guerre commerciale avec le risque d’opposer les peuples entre eux.

Le choix propos ici est plutt de se doter de toute une batterie de mesures pour augmenter le cot du transport de biens matriels, en jouant sur le prix des vhicules de transports, sur leurs carburants, en instaurant une taxe kilomtrique, etc. Il est de mme possible de renchrir le cot des changes de biens produits dans des conditions sociales et environnementales qui ne sont pas en adquation avec le modle de production responsable dont l’Europe doit tre le fer de lanceetc. L’ide est de pousser tous les acteurs, particuliers, entreprises, collectivits, de prioriser les achats locaux (qu’ils soient ou non, par ailleurs, du mme pays). L’objectif doit tre de casser les chanes de valeur des transnationales fondes sur l’exploitation des diffrentiels de normes sociales, sanitaires, environnementales pour forcer une rorganisation de la production.

Cependant, ces orientations risquent d’avoir des effets nfastes sur les pays les plus pauvres et les pays mergents qui verraient une partie non ngligeable de leur production tre transfre dans les pays riches. Leur mise en oeuvre suppose donc une rorientation et un dveloppement de l’aide apporter ces pays.

Relocaliser c’est aussi dmanteler les multinationales dont le poids conomique et politique est chaque jour plus important et penser autrement les units de productions en valorisant leur apport social et cologique. Pour cela, il faut que le progrs technique, notamment li la robotisation et la rvolution informationnelle, permette de rduire le temps de travail et soit au service d’une nouvelle organisation du travail moins alinante avec des units de production garantissant un maillage de l’ensemble du territoire.

Favoriser la gratuit

Nos socits sont dj accoutumes la gratuit de certains services, comme l’cole ou – de manire partielle – les soins de sant. Le numrique a tendu le champs de la gratuit permise par la mise en place de biens communs du numrique comme wikipedia, openstreetmap, les creative commons ou les articles acadmiques en libre accs. Dans d’autres secteurs, comme le transport collectif dans les agglomrations, des expriences de gratuit fonctionnent bien, mais l’important est d’inscrire la gratuit comme un des ingrdient important d’un projet mancipateur.

Cependant, gratuits pour leurs usagers, ces services ont un cot pour la socit dans son ensemble. La question de leur financement, que ce soit par la fiscalit ou par des cotisations sociales, ne peut tre vacue. La question d’une rforme fiscale, alliant justice fiscale et ressources nouvelles, est, dans ce cadre, un enjeu essentiel. De plus, peut se poser pour certains services la question des msusages : doit alors se concevoir, une gratuit partielle jusqu’ un certain niveau de consommation et/ou pour certains usages.

Dvelopper l’autoconsommation, les biens communs, la collaboration et la proprit sociale

Une des dfinitions du web2.0, le web contemporain, est que nous sommes autant « consommateurs que producteurs » sur les rseaux sociaux. Dans le mme esprit que nous pouvons tendre cette notion toute une srie d’activit qui sont aujourd’hui trop souvent dlgues au march ou l’Etat, au sens large du terme.

La production de l’nergie fait partie de cela. L’nergie solaire en est le premier exemple, en autoconsommation personnelle ou, mieux, en cooprative d’habitants. C’est aussi le cas de biens communs comme les affouages, les coupes de bois ralises, pour le chauffage, par les habitants de nombreuses communes rurales de la moiti Est de la France. L’intrt de la dmarche des « communs », dans l’nergie comme dans d’autres domaines est d’offrir une alternative tant la proprit prive qu’ l’tatisme.

La proprit sociale, conue comme proprit de ceux qui sont concerns ou affects par une activit, peut tre une autre alternative la proprit prive et l’tatisme. Il s’agit alors que les dcisions concernant l’activit d’une entreprises soient prises par toutes celles et ceux qui pourraient tre touchs par cette activit, celles et ceux qui y travaillent, sur le modle des SCOP, mais aussi les consommateurs, et ceux – humains et milieux naturels – qui pourraient subir les consquences de ces activits. Le bien-tre social et le respect des impratifs cologiques pourraient alors tre mis au coeur des dcisions.

On peut tendre la logique de l’autoconsommation la production marachre, aux jardins, qu’ils soient partags ou individuels, dans l’esprit de ce qui taient (et sont encore) les « jardins ouvriers » qui permettent la fois d’assurer la production de lgumes et fruits de qualit pour les mnages et de redonner des populations urbaines qui en taient loignes un rapport direct avec la ralit matrielle et naturelle de la production marachre. Cependant, dans une socit complexe, l’autoproduction atteint vite ses limites. Il s’agit donc aussi de transformer en profondeur le systme de production et la nature des bien produits (voir plus haut).

Quant la collaboration, on la retrouve dans toutes ces activits et dans d’autres comme le co-voiturage et beaucoup de domaines de l’conomie circulaire. Rorienter radicalement la production agricole Le dveloppement de l’agriculture industrielle a permis une rduction importante du prix des denres agricoles et de nourrir ainsi les populations, mais avec des consquences dramatiques pour l’humanit et la nature : La rduction rapide du nombre de paysans est la source de la dsertification de zones importantes du territoires, amplifiant par l mme la disparition de nombreux services publics affects par ailleurs par les politiques d’austrits qui se sont succdes.

L’utilisation massive des pesticides affecte tout la fois l’espce humaines (cancers, perte de fertilit et des capacits cognitives, etc.) et la biodiversit de la flore et de la faune.

L’agriculture industrielle est galement un secteur important de la production de gaz effet de serre.

Il est donc urgent de rorienter la production agricole vers l’organique (ou biologique) et l’agrocologie. Vers une agriculture paysanne, permettant chaque travailleur de vivre dcemment de son travail. Une rorientation qui devra bnficier d’aides europennes (rforme de la PAC) et nationales, en particulier pour la conversion, mais qui sera favorise par les volutions rapides de la demande, monte du bio, rduction de la consommation de viande, etc.

Cette rorientation sera acclre par une srie d’interdictions et d’incitation des changements d’usage qui garantira galement la souverainet alimentaire (revendication de la Via Campesina) en tenant compte de l’augmentation prvisible de la population :

- Interdiction de tous les pesticide d’ici 2025, avec interdiction immdiate du glyphosate et nonicotinodes,

- Arrt de la production des biocarburants qui mobilisent aujourd’hui la grande majorit des cultures d’olagineux (colza et tournesol), ceux-ci occupant 12% des terres arables,

- Limitation drastique de la production des cultures fourragre (mas, etc.) qui occupent 25% des terres arables, rendue possible par la limitation de la production de viande bovine et surtout le retour au pturage et l’alimentation au foin.

- Rforme des rgles rgissant le foncier agricole pour favoriser l’installation de jeunes paysan.ne.s, y compris sur des surfaces limites consacre au marachage et la culture de lgumineuses.

- Donner la priorit aux soins, la reproduction

A la racine du productivisme et du consumrisme se trouvent la priorit donne la production de nouvelles marchandises et de sources d’nergie et l’extractivisme qui en est la condition. A l’inverse, les activits lies au soin et la reproduction – sant, ducation, soins donns aux enfants et aux personnes ges, agriculture paysannes… – sont le plus souvent peu valorises, mal payes et confies avant tout aux femmes. Il s’agit de renverser cette double relgation, celle de la nature comme infrieure la culture et celle des femmes dans un monde patriarcal. L’cofminisme est une rponse cette double relgation et est un point d’appui pour penser diffremment le rle des activits du soin et de la reproduction.

L’urbanisme au cœur de la transformation

Quel financement ?

Observation : a ce stade nous sommes peu descendus au niveau des mesures concrtes, les besoins de financement me semblent donc difficiles dfinir. Nous pouvons nanmoins commencer lister les possibilits ressources nouvelles : Taxation des carburants fossiles utiliss dans les transports ariens maritimes et terrestres nationaux (puis europens -il faut pour cela un accord europen) et international (il faut pour cela remettre en cause les accords de vienne) Taxation des marchandises importes non conformes Rforme de la fiscalit du capital, des transactions financires et des revenus, Cration montaire dont les modalits concrtes sont discuter

Quelle place pour l’Etat ?

La question de l’Etat fait aujourd’hui dbat gauche et dans l’cologie politique. L’exprience sovitique, le bilan plus que mitig des nationalisations opres par la gauche au pouvoir doivent nous amener repenser sa place dans une perspective mancipatrice. Par construction, l’Etat est une instance spare de la socit et se situant au-dessus d’elle. S’il est un enjeu des luttes politiques et sociales, s’il peut certes tre transform et servir de levier une rupture avec le capitalisme productiviste, il reproduit cependant en permanence un mode de fonctionnement qui structure la domination de couches sociales bureaucratico-technocratiques.

Au regard du caractre transnational des problmatiques souleves, de la gravit des urgences et de la nature de nos propositions, il apparat globalement que l’Etat doit reprendre une place plus importante dans la rgulation du march afin de parvenir rompre avec le modle productiviste actuel. Il doit la fois raffirmer sa prsence en augmentant sa capacit redistributive et en accroissant ses capacits de rgulation. Ces dernires passent d’une part par du financement de nouveaux projets, de dispositifs et de politiques publiques durables, dans l’nergie, la production et le transformation agricole et industrielle, dans les transport … mais il doit aussi et surtout raffirmer sa capacit fixer les rgles du jeu conomique afin que celui ci s’adapte, ds prsent, dans un contexte international largement libral, aux exigences environnementales.

Ce dernier point est essentiel et permet de s’assurer qu’en dehors des politiques publiques tatises, programmes, les productions soient en adquation avec nos exigences environnementales : c’est le rle de la norme.

Ces lments, les thses discutables de la collapsologie et les enjeux de la dmographie mondiale doivent nous pousser rflchir et dfinir ce que nous considrons tre la place acceptable de l’Etat et le niveau de la contrainte souhaitable qu’il exerce sur les citoyens dans la socit post productiviste, visant restaurer un environnement qui assure tous la capacit au bien tre.

Outre le contexte actuel libral que nous ne pouvons nier, il semble que ce qui nous diffrencie d’un modle tatique rside dans la volont de faire une place importante aux nouveaux modles de production/consommation, privs mais loigns des modles capitalistes : on parle ici de l’autoconsommation, des modles coopratifs etc.

Ils doivent trouver une place nouvelle.

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