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Si Jacques Chirac avait gagné les élections de 1981 ?
Ode à l’uchronie...
samedi 8 janvier 2011
publié par Fernand Estèves

Il y a 30 ans, la Gauche arrivait au pouvoir.

Mais si Chirac avait gagné ?

Vos analyses, vos blagues, bref vos réactions...

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Messages de forum :
Si Jacques Chirac avait gagné les élections de 1981 ?
jeudi 13 janvier 2011
Bernard MARCHAL

Si Jacques Chirac avait gagné les élections :
- l’opposition de gauche serait restée forte ;
- la droite n’aurait pas pu faire le dixième de ce qu’a fait la gauche dans son offensive anti-sociale ;
- les produits de la croissance auraient continué à être partagés de façon un peu plus équitable ;
- on regretterait naturellement toujours aujourd’hui encore l’échec de la gauche (mais faute de savoir ce qu’elle nous réservait alors) ;
- on regrette aujourd’hui son succès qui nous a amené l’ère de l’argent roi, les privatisations, la disparition programmée et progressive des services publics, de la protection sociale, le dé-tricotage complet du programme social du CNR, l’augmentation par 15 des écarts entre riches et pauvres ;
- l’avènement du socialisme a permis l’avènement du libéralisme le plus sauvage, en passant par le socialisme comme une lettre à la poste, pendant que nous restions stupéfaits et incrédules.

Aujourd’hui il faut refonder un protectionnisme sociale et environnementale si l’on veut ne pas être laminé jusqu’à la misère totale, puisque le dogme de concurrence libre et non faussée paupérisera les peuples jusqu’à la mort, au service de quelques esclavagistes qui auront encore le mauvais goût d’attendre des remerciements de la part de ceux qu’ils exploitent.

Le traité constitutionnel que le peuple a mis à la porte par le suffrage universel de mai 2005 nous est revenu légalement mais illégitimement par la fenêtre parlementaire avec Sarkozy. Ce traité constitutionnel est inconstitutionnel au sens où il ne peut pas constituer un peuple, il ne peut que l’atomiser, le détruire. L’expression "concurrence libre et non faussée" apparait à chaque paragraphe du traité constitutionnel. Cette concurrence serait le ciment des peuples, on aura tout vu. Comment une mise en concurrence peut-elle réunir les hommes, comment la guerre économique, l’affrontement pour la moins-disance, pourraient créer du lien si peu fraternel soit-il, comment pourrait il créer un sentiment de destinée commune entre les hommes ? La concurrence est une ineptie, un crime contre l’humanité, un déni d’humanité à l’origine de toutes les injustices, de toutes les violences, de tous les malheurs.

Le vrai ciment des peuples, c’est le partage, le don, la synergie, l’entraide, la fraternité, l’amitié, l’amour, la gratuité, la transmission des savoirs, des expériences, des façons de voir le monde, l’humanité...

Le tournant socialiste a été le tournant de la civilisation vers la barbarie ; si la gauche n’avait pas été élue, les syndicats seraient restés mobilisés et vigilants. Rien de tout ça n’aurait pu advenir. Bon, laissons là les mauvais souvenirs. Amitié, Bernard Marchal





    Si Jacques Chirac avait gagné les élections de 1981 ?
    vendredi 14 janvier 2011

    Petit complément à cette politique fiction, en guise de conclusion :

    Voter à droite pour garder la mobilisation de gauche est une réflexion issue du constat, après coup, après 2 impostures successives du candidat socialiste de l’époque qui s’est fait élire sur des lignes de gauche mais qui a pratiqué des politiques tachéro/reaganiennes, certes plus softs que l’originale, mais très lourdes dans ses conséquences sociales, alors qu’on était fondé d’attendre une résistance sans faille à cette agression anglo-saxonne.

    Alors au final, aujourd’hui : pour qui voter ?

    - Sans doute le plus à rouge possible, quand même et malgré tout, car même si la couleur déteint à l’usage, il en restera un petit quelque chose.

    - Et rester mobilisé quoi qu’il advienne, sans concession, car le pouvoir souverain n’appartient qu’au peuple, pour peu qu’il ait une âme de citoyen responsable, pour peu qu’il reprenne confiance en sa capacité légitime d’indignation, de contestation et de revendication.

    Bernard Marchal