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TRAVAIL ET DEMOCRATIE.
Appel à contributions.
dimanche 25 septembre 2011
publié par Christian Maurel

Appel à contributions pour une publication Travail et Démocratie et constitution d’un comité éditorial.

Prendre la parole à partir de son travail, discuter autour des normes d’un travail de qualité, c’est s’engager dans l’action pour transformer le travail et déployer ses dimensions émancipatrices. C’est réinsérer le travail dans le champ du politique et refonder l’activité politique sur le bien commun et le vivre ensemble.

1 - Introduction (publication et mise en place d’un comité éditorial).

2 - La visée éditoriale.

3 - Le descriptif (contenus).

4 - Récapitulatif des contributions déjà proposées.

5 - Modalités et Calendrier.

1- Dans la perspective de cette publication, nous nous adressons à l’ensemble des personnes, des structures et des réseaux, afin qu’ils apportent leur contribution à cette publication au regard du cadre éditorial décrit ci-après. Plusieurs contributions, achevées ou en cours d’achèvement, nous sont déjà parvenues (voir récapitulatif à la fin).

Lors de la dernière réunion du 19 juillet 2011 les participants présents ont proposé de se constituer en comité de rédaction d’une future publication Travail & Démocratie qui avait été l’objet de notre réflexion ces derniers temps lors des réunions du groupe ouvert de coordination.

Ce comité de rédaction, qui s’est donné une échéance et une obligation de résultat, reste ouvert à toutes celles et ceux qui désirent contribuer, mais également s’impliquer dans la mise en œuvre de cette publication, son suivi et les choix éditoriaux. Ce qui signifie, pour ces trois derniers, points :

- S’engager à être présents assidument aux réunions du comité (qui auront lieu en soirée) dans la mesure bien sûr de vos disponibilités,

- lire chaque article proposé avant les réunions et y apporter les éléments critiques permettant de retravailler avec les auteur(e)s qui le souhaitent ou de valider les contributions.

- Le comité se réunira une fois tous les quinze jours à partir de mi-septembre.

Lors de ces réunions rédactionnelles, nous consacrerons également un petit temps au visionnage des ciné-flash en cours de réalisation dans la perspective de la préparation de la journée Travail et démocratie autour des cinés-flash qui aura lieu le 14 janvier prochain au Centre culturel et cinéma La clef (en partenariat avec l’Université ouverte des compétences, le festival Filmer le travail de Poitiers, le Centre média local 93 et le Comité d’entreprise de la caisse d’Épargne Paris Ile-de-France, institut de recherche de la FSU)

Suite aux différentes réunions que nous avons eu, suite aux synthèses produites, aux préoccupations des uns et des autres, il nous est apparu nécessaire de préciser la ligne rédactionnelle de la publication, à partir de ce qui a émergé de nos discussions, afin de permettre aux contributeurs de mieux se positionner eu égard à leurs spécificités.

2 - La visée éditoriale.

La publication est centrée sur la prise parole sur et autour du travail Prendre la parole sur son travail est une nécessité vitale, un acte citoyen, une affirmation de son existence comme être humain, une revendication de sa capacité à agir sur son travail, une reconquête de la fierté au travail

Prendre la parole à partir de son travail, discuter autour des normes d’un travail de qualité, c’est s’engager dans l’action pour transformer le travail et déployer ses dimensions émancipatrices. C’est réinsérer le travail dans le champ du politique et refonder l’activité politique sur le bien commun et le vivre ensemble.

Critiquer’, s’indigner sont nécessaires, mais l’urgence c’est l’action pour transformer le travail ; donner un nouveau souffle à la démocratie pour sortir le travail de l’envahissement des valeurs marchandes

Il y a donc une nécessité de la prise de parole autour du travail, entre désir et omerta, honte et autocensure, nécessité et risque de sanction (pourquoi la prise de parole sur les lieux de travail est-elle perçue comme menaçante et coercitive ?).

Il s’agira en même temps d’une incitation à la prise de parole sur le travail, d’une interrogation sur la prise de parole démocratique, ses possibles et ses impossibles (structurels ou culturels), en portant l’attention sur ce que l’on ne voit pas : l’invisible du travail.

Si la plupart des citoyen(ne)s sont des travailleur (es), parler du travail n’est-il pas faire acte de citoyenneté ? Il s’agit de mettre en mouvement la réflexion et l’action sur la nécessité de prendre la parole, par tous et pour tous (comme condition de plus de démocratie dans le monde du travail, via la redynamisation de collectifs de travail et la création d’espaces d’écoute).

Mais également il s’agira de se demander pourquoi les discours d’analyse sur le travail produisent aussi peu d’actions conséquentes et de passages à l’acte.

3 - Le descriptif

Nous voyons la publication s’orientant sur trois axes (ou parties) :

1° axe : En ouverture de la publication un « appel manifeste » sous une forme courte et percutante qui incitera à « prendre la parole », à « occuper le silence », à manifester la nécessité d’un « Exprimez-vous ! » face à la confiscation de la parole sous toutes ses formes, ou encore sa diffusion officielle filtrée à titre propagandiste et d’auto-valorisation par les entreprises et les institutions.

2° Axe « Les témoignages ». Le témoignage, ici, n’est pas envisagé comme l’expression de la spontanéité du social par rapport au « recul » que prend l’expert par rapport au travail pris comme objet de savoir, mais comme un acte politique dans la mesure où les travailleurs et travailleuses sont aussi les premier(e)s expert(e)s de leurs situations de travail.

- La parole, le témoignage, n’est pas que pour soi. Exister, résister, c’est le faire savoir. Le souci de Claire Villiers était de donner la parole et de prendre la parole d’une façon qui déborde la canalisation de cette parole par les organes institutionnels légitimés ou auto-proclamés.

En cohérence avec les analyses précédentes, des prises de parole, très courtes ou plus longues, qui se présentent comme des « prises de parole », de la part de travailleurs et travailleuses (à l’image du ciné-flash qui est une prise de parole audio-visuelle), sont souhaitées.

Au delà de la doléance, ces prises de parole incluront une proposition, une perspective en faveur d’une transformation des modes de travailler qui en passe bien sûr par l’expression d’une résistance.

- De leur côté, Les périphériques vous parlent et d’autres structures relateront leur expérience des facteurs déclencheurs de la prise de parole sur le travail dans le cadre de la réalisation en cours des ciné-flash avec de nombreux interlocuteurs (centres sociaux, sans-papiers, victimes de harcèlement professionnels...

3ème axe : Champs et déclinaisons de l’articulation travail et démocratie pouvant motiver des contributions : Ces points ont également surgis lors des discussions du groupe :

- Qui a le pouvoir de commander le travail des autres ? Que signifie démocratie dans le travail ? Quels sont les rôles de la recherche, du syndicalisme, des pouvoirs publics, des professionnels du travail à ce propos ?

- Si l’on évoque la souffrance au travail, on peut éventuellement lui opposer la jouissance ou, du moins, le plaisir pris au travail et à l’exercice du métier et de la compétence (savoir-être combiné au savoir-faire), et qui témoignent de modes opératoires qu’il s’agit de décrire et de comprendre également.

- La question du non travail dans la démocratie (retraités et chômeurs) « La relation travail-démocratie s’apprécie en particulier depuis le non travail qui replonge dans les solidarités d’origine, les inégalités héritées ; les travailleurs ont identifié leur dignité avec le revenu pour lequel ils se sont battus afin d’en faire profiter les non travailleurs temporaires ou permanents. Or, le travail implique un investissement de contenu, de relation qui ne peut se satisfaire de cette réduction au revenu » (Anne Querrien).

- Les expérimentations démocratiques en cours dans le monde du travail (repérages et analyses)

- En quoi la situation paradoxale des sans-papiers interroge-t-elle la place de la démocratie dans le travail ?

- La gestion par des tiers d’un travail qu’ils ne connaissent pas (la destruction de la démocratie par des organisations du travail « hors-sol »).

- La différence entre travail formel et travail informel (ce dernier étant mis à mal par les nouveaux modes de management privilégiant le travail fonctionnel, mesurable et quantifiable (gain de temps) au détriment de ce que l’on pourrait appeler l’invisible du travail visible (le relationnel, l’immatériel, le soin et l’application dans l’acte de travail) (notamment Dominique Piau)

- En quoi l’action des professionnels du travail (consultants, ergonomes, personnels CHSTC) peut-elle contribuer ou contribue-t-elle à générer davantage de démocratie sur les lieux de travail ? Quels sont les obstacles à lever pour ce faire ? (Blaise Porcheron, Selma Reggui) interviews envisagées avec Yves Schwartz , Christophe Dejours et Yves Clot : que nous révèle la parole de ceux qui travaillent ?

- Le travail comme production de soi, entre réalité, utopie sociale et aspiration légitime (Y.Gilles)

- Forum de Claire (Villiers)

4 - Récapitulatifs des projets d’articles (à l’état de projets ou en cours d’achèvement).

- Nicolas Fasseur (Université populaire de Paris 8, anthropologue) Pourquoi je rêve de retourner à l’usine – Parole d’un enseignant-chercheur.

- Dominique Piau (éducateur, chercheur au Laboratoire du changement social) – Travailles ta démocratie (la notion de collectif par rapport à l’organisation)

- Yves Baunay (institut de recherche de la FSU – revue Nouveaux regards) Travail et démocratie : que voulons-nous produire ?

- Anne Querrien - De quelle façon la situation des personnes contraintes au non-travail (retraités et chômeurs) ressurgit-elle sur la place du travail dans la démocratie ?

- Entretien avec Philippe Lemoine (Forum d’actions modernités et PDG de LaSer) - Travail immatériel et transformation de la valeur

5 - Modalités et calendrier :

Les propositions pourront avoir la forme de synthèses ou d’articles déjà rédigés.

La nature des articles : il pourra s’agir de textes de réflexions très courtes (une page) jusqu’à des articles plus longs (jusqu’à 10000 signes).

Les articles déjà proposés seront intégrés à la thématique en objet

La nature de la publication : il pourra s’agit d’un format A4 ou A5 sur papier rotative broché. Délais : livraison des articles finis au plus tard le 30 octobre. Travail rédactionnel intense au mois de novembre et décembre. Corrections définitives jusqu’au 15 janvier. 15 janvier /15 février : maquette 15 février / 15 mars : impression 15 mars : premières diffusions Gérez votre abonnement à la lettre d’information Mailing-list powered by NewsletTux

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