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A PROPOS DE L’IDEOLOGIE REACTIONNAIRE.
Observatoire des MOuvements de la Société.
jeudi 17 février 2011
publié par Christian Maurel , Marc Lacreuse

INVITATION

samedi 26 mars 2011 de 9h30 à 16h* salle dans le Centre culturel Kurde 16 rue d’Enghien 75010 Paris**

Après avoir travaillé sur la formation des représentations et au moment où la politique du capital est de fait, de plus en plus remise en cause, il nous paraît utile de travailler sur l’idéologie dominante. Ce travail aurait pour objectif de dépasser le caractère descriptif pour tenter de dégager les modes de représentations idéologiques dominants actuels.

1) Qu’est-ce que l’idéologie ?

Il semble difficile de réduire l’idéologie à un « bourrage de crânes », à une erreur qu’il faudrait corriger, ou l’analyser seulement comme un reflet plus ou moins déformé de la réalité sociopolitique. Nous pouvons la définir sommairement comme un système assurant une certaine cohérence à travers des représentations fonctionnant dans les champs économique, social, politique et culturels. Elle inclut la manière spécifique dont l’appareil psychique s’approprie le réel dans un processus de transformation de ce dernier. Ainsi, dans une société donnée, l’idéologie « dominante » est toujours à partir de pratiques sociales porteuses de contradictions, universalisation de l’imaginaire des dominés sous les effets contradictoires qu’entraînent les conditions de cette domination. C’est pourquoi, le propre d’une idéologie est de nier son existence. Cette conception contradictoire de l’idéologie permet tout à la fois de considérer que son influence n’est jamais homogène et de s’interroger sur son poids y compris sur les forces se réclamant de la transformation radicale de la société.

2) En quoi consiste l’idéologie des classes « dominantes » aujourd’hui ?

Dans un premier temps, nous pourrions travailler autour de trois questions :

- Autour de quelles grandes thématiques et au moyen de quels outils se constitue cette idéologie en France, en Europe et aux États Unis ?

Nous pourrions faire cet « inventaire » à la lumière d’un historique de l’idéologie contemporaine et de la manière dont les forces du capital tentent d’intégrer les processus d’autonomisation croissante qui participent à la formation des personnalités et aux attentes à l’égard de la société. On remarque que les formations de gauche alternatives ne se posent pas la question de savoir si elles ont besoin de s’affranchir de l’influence de l’idéologie dominante.

- Pourquoi ça marche et comment ?

Dans nos précédents travaux, nous avons vu que l’idéologie dominante n’est pas seulement celle des dominants ; les dominés participent à sa production et à sa reproduction ; pourquoi et comment ? Avec quels « outils » les dominants s’efforcent de produire et de faire reproduire l’idéologie dominante ? Quels sont les liens existants entre la « production » d’idéologie et les évolutions des réalités économiques et les rapports sociaux ? Quelles sont les contradictions à l’œuvre dans l’idéologie dominante qui peuvent permettre de faire « levier » pour les luttes des dominés.

- Y a-t-il des « penseurs » de l’idéologie actuelle ?

De la même manière que Saint-Augustin, Saint-Benoît et d’autres ont été les penseurs de la société féodale ou les penseurs des Lumières » ceux de la société contemporaine, y a-t-il des penseurs de l’idéologie d’aujourd’hui ? Si oui comment s’effectue ce travail ? Est- il le fait d’individualités ou de structures de recherches particulièrement actives ? Dans ce cadre, quelle est la part du patronat et de l’entreprise ? Qu’est-ce qui nous vient des USA et quel est le rôle éventuel de l’appareil de Bruxelles ?

Des intervenant(e)s ont confirmé leur participation :

Marie Agnès COMBESQUE écrivaine¹, René MOURIAUX politologue, Emmanuel TERRAY anthropologue, Nicole-Edith THEVENIN psychanalyste, Pierre ZARKA animateur de l’OMOS…

¹) auteure notamment de : « Martin Luther King Jr, Un homme et son rêve » publié aux éditions le Félin.

Pour tous renseignements, s’inscrire : josiane.zarka@orange.fr

*Une restauration est prévue sur place.

** Métro : ligne 4 : Château d’Eau ; lignes 8 et 9 : Bonne Nouvelle et Strasbourg St-Denis.

ATTENTION Dans le cadre de la rénovation du métro, les quais et les couloirs d’accès à la station Strasbourg - Saint-Denis (ligne N° 4) sont fermés du lundi 7 février au mardi 3 mai 2011 inclus. Les trains ne marqueront pas l’arrêt à cette station durant la durée des travaux. Cette station reste accessible par les lignes 8 et 9 du métro.

Bus : lignes 38, 39, 47, N13, N14 : arrêt Château d’eau ; ligne 32 arrêt Faubourg St Denis ; ligne 48 arrêt Petites Ecuries ; ligne 20, et 39 arrêt Porte St Denis.

En voiture : pour stationner dans le quartier ? Il y a des parkings privés payants dans le quartier, attention à la circulation le samedi à Paris.