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LA VIA CAMPESINA / RAPPORT ANNUEL 2018
AGROECOLOGIE, SOUVERAINETE ALIMENTAIRE ET LUTTE DES PAYSANS
présentation par Didier EPSZTAJN / Entre les lignes , Entre les mots
dimanche 22 septembre 2019
publié par Marc Lacreuse

LA VIA CAMPESINA

RAPPORT 2018

AGROECOLOGIE, SOUVERAINETE ALIMENTAIRE

ET LUTTE DES PAYSANS

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"En introduction, les auteurs et autrices soulignent l’importance de l’adoption par l’Assemblée générales des Nations Unies de la « Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP) ».

Elles et ils abordent, entre autres, les répressions contre les réfugié·es, les attaquent contre les mouvements sociaux, les discours de haine, la faim dans le monde, « Les femmes et les enfants dans les zones rurales demeurent les plus touchés par la faim et de manière disproportionnée par la malnutrition, la pauvreté et l’insécurité alimentaire », la lutte contre les organismes génétiquement modifiés (OGM), la reconnaissance de l’agroécologie, la construction de La Via Campesina « La Via Campesina vit un processus de construction permanente du féminisme paysan populaire, non seulement comme moyen de construction d’une société différente et plus juste mais aussi comme moyen de transformation de la structure de l’organisation et du fonctionnement interne de La Via Campesina ainsi que pour mettre fin à toutes les formes de violence contre les femmes partout dans le monde ».

Les auteurs et autrices présentent l’intense travail auprès de l’ONU et reviennent sur l’adoption de la Déclaration mentionnée dans l’introduction. Iels parlent, entre autres, de la terre, de l’eau, des territoires, de la construction de la solidarité contre la criminalisation et les assassinats de paysan·nes, de la priorité pour 2019 « la création d’un mécanisme de réponse rapide au niveau mondial pour les défenseurs des droits humains », de l’agroécologie, « l’importance stratégique de l’agroécologie paysanne pour la souveraineté alimentaire et comme outil de lutte contre le capital transnational et ses intérêts dans l’agrobusiness », des semences et de la biodiversité, de la biologie de synthèse, du droit inaliénable des agriculteurs et des agricultrices à « conserver, réutiliser, échanger et vendre leurs semences », de la lutte contre les multinationales (Traité contraignant des Nations Unies sur les multinationales) et des points fondamentaux mis en avant :

- « * La primauté des droits de l’homme sur les intérêts des entreprises, applicable par les états et les institutions économiques et financières internationales ;

- * L’application d’un traité spécifique aux multinationales et à leurs chaines logistiques ;

- * Obligations directes pour les multinationales et solidarité (lever le voile sur les entreprises)

- * Cour internationale et autres mécanismes efficaces de surveillance et d’application ;

- * Garanties judiciaires, pas de récidive et réparations pour les personnes et les communautés affectées ;

- * Protection contre la cooptation d’entreprises »

Les auteurs et autrices poursuivent avec les politiques publiques, la souveraineté alimentaire, la critique de l’OMC et des accords de commerce, la justice climatique et environnementale, le contrôle démocratique sur « la terre, l’eau et les territoires », les migrations, les travailleurs ruraux et les travailleuses rurales, le Tribunal populaire des peuples, « Articulation des jeunes », « Articulation des femmes », la communication, le renforcement du mouvement paysan et la construction d’alliances, le renforcement de la place des jeunes et des femmes dans les instances, l’échange d’expériences, les priorités et les défis à venir… Les chapitres sont illustrés par de nombreuses photos, affiches et encadrés : Défense du droit à la terre dans la Région arabe, La région Amérique du Nord, Promouvoir une Politique agricole commune (PAC) qui soutienne les petites fermes familiales, Les paysans en ont assez et manifestent massivement, Renforcer la lutte pour la justice climatique et l’agroécologie, une sélection d’actions menées le 8 mars (Argentine, Paraguay, Pérou, Chili, Brésil, Espagne, Palestine, Thaïlande, Turquie, Maroc, Inde, Japon), Construire le mouvement pour changer le monde

Une remarque, s’il est nécessaire de dénoncer les manœuvres et les interventions des pays impérialistes, rien ne justifie de repeindre en couleur progressistes des gouvernements dictatoriaux, en particulier au Nicaragua. "

Didier EPSZTAJ

( Entre les Lignes, Entre les Mots )


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