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Dans Ent’revues le journal des revues culturelles
Entretien avec Nicolas Roméas, directeur de Cassandre
par André Chabin
vendredi 8 mai 2015
publié par Madeleine Abassade

Après le récit d’Edith RAPPOPORT des 20 ans de la revue Cassandre/Horschamp, qu’on peut retrouver par le lien http://www.mille-et-une-vagues.org/...,

nous publions l’accès à l’entretien réalisé par André CHABIN du site Ent’revues le journal des revues culturelles, avec Nicolas ROMEAS directeur de Cassandre/Horschamp, à partir des "paroles toujours ardentes" de Jack RALITE qui participait au débat du samedi 25 avril 2015.

(...) Nous avons souhaité faire réagir Nicolas Roméas, le directeur de Cassandre, à certains propos de Jack Ralite pour faire mieux entendre le sens de ses combats. Lui poser également la question : 20 ans et après ?

Jack RALITE : « La culture, c’est pour ceux qui n’en veulent pas. » Comment entendez-vous cette affirmation ? Est-ce l’un des rôles que vous assignez à Cassandre/Horschamp : être une « entremetteuse » de culture ? Avoir une fonction pédagogique ?

« Ceux qui ne font pas partie du milieu, qui n’ont pas les « codes », qui ne sont pas experts, pas bien habitués au spectacle vivant, à fréquenter ses temples (malgré le combat que menèrent les pionniers de la décentralisation théâtrale après-guerre) devraient pourtant être les premiers inspirateurs et les premiers destinataires de l’art.

C’est pour l’ensemble de la communauté que l’art est né, dans toutes les cultures, toutes les civilisations, pour résoudre les problèmes d’une société par l’art. Ce n’est pas nouveau et Jean Vilar le rappelait toujours, quand il disait notamment qu’une pièce de théâtre ne peut donner ce qu’elle a à donner qu’à la condition que la salle soit représentative de la société tout entière… Et en s’en éloignant, en se déconnectant de ses sources, il finit par perdre de son sens et à se transformer en un art « hors-sol », comme le philosophe Bernard Stiegler le dit et comme nous le disons aussi depuis longtemps.

Un art dont les gens « simples » ont le sentiment qu’il ne les concerne pas vraiment, qu’il ne leur parle pas, qu’il leur est étranger, ou pire, qu’il les « snobe », les méprise. Il ne s’agit pas de donner accès à l’art et à la culture à ceux qui n’en n’ont pas les clefs, mais de fabriquer avec eux l’art et la culture. »

- Pour lire l’intégralité de l’entretien avec Nicolas Roméas, publié sur le site Ent’revues le journal des revues culturelles : http://www.entrevues.org/gros-plan/...


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