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LE JOURNALISME EN QUESTION
UNE INITIATIVE DE LA PAROLE ERRANTE
mardi 20 mai 2014
publié par Marc Lacreuse

Ce message est envoyé par La Parole errante à la maison de l’arbre 9, rue François Debergue - 93100 Montreuil.


Dans le cadre du programme régional des résidences en Ile-de-France

Lundi 2 juin 2014 - 19h à La Parole errante - Café Michèle Firk : 4ème atelier Les carnets du reporter Pierre Joffroy. Atelier dirigé par Marc Kravetz, journaliste. En présence d’Armand Gatti.

La Parole Errante vous invite à un atelier consacré au journalisme et au métier de reporter à travers une série de rencontres thématiques avec pour fil rouge la carrière de Pierre Joffroy, grand-reporter au "Parisien libéré" puis à "Paris-Match" et compagnon d’écritures d’Armand Gatti. Avec lui nous allons parcourir l’itinéraire singulier d’un (grand-) reporter au travail ainsi que l’histoire d’une époque (et de ses journaux) telle que saisie dans le miroir des reportages qui entendent la raconter. Lors de chaque rencontre nous évoquerons un aspect (parfois plusieurs) de cette histoire mais toujours au plus près des reportages qui s’y rapportent avec une attention particulière sur leur production, leur écriture et bien sûr le(s) sujet(s) abordé(s). Photo : Armand Gatti et Pierre Joffroy. © Ariane WEIL. Mars 1950.

Marc Kravetz est un grand reporter français, journaliste à France Culture. Il a reçu le prix Albert-Londres en 1980 pour ses reportages en Iran, alors qu’il travaillait pour le quotidien Libération. Il a publié sur Armand Gatti, L’Aventure de la parole errante, Ed. L’Ether Vague (1991) et Armand Gatti, Ed. Jean-Michel Place (2003).

Lundi 2 juin 2014 - 19h Le fait divers, comme son nom l’indique

Le fait divers est à la fois une matière première de la « grande presse » et le parent pauvre du traitement journalistique, généralement décrié sous l’appellation peu glorieuse de « chiens écrasés ». De quoi s’agit-il ? Difficile à définir, sinon par la négative, tout ce qui ne peut entrer dans les rubriques nobles du journal, la politique, l’économie, le social, la diplomatie, la culture, le sport, etc. Il y a certes quelques crimes sensationnels, quelques grands procès spectaculaires promis à faire la « une » de l’actualité, mais le reste, le tout venant, aux marges des règles établies ou dans les failles de la société, voilà qui justement nourrit la colonne des « faits divers ». Mais ce sont eux qui racontent aussi ce qu’il en est vraiment de notre monde au jour le jour. À la condition toutefois que les journaux les traitent autrement. C’est à quoi s’emploient des reporters tels que Joffroy ou Gatti quand ils vont à la rencontre des marginaux, des exclus, des sans voix auxquels ils vont prêter la leur et leur plume. (Ce sont des exemples, ils ne sont pas uniques.) Consommé sans modération par le Parisien libéré, le « fait divers » en fut la marque pour le meilleur et pour le pire. À sa manière, le journal "Libération" reprendra le flambeau en s’efforçant de renouer avec le meilleur d’une tradition initiée trente ans plus tôt. Lors de cette quatrième rencontre on découvrira quelques-uns de ces reportages et chemin faisant quelques pépites d’écriture.

Prochaine rencontre :

Lundi 30 juin 2014 - 19h

Le « journalisme d’implication »

Il pourrait sembler prétentieux d’intituler cette cinquième rencontre « éthique du reportage », c’est pourtant ce dont on parlera ainsi. « Journalisme d’implication » est un terme forgé par Pierre Joffroy pour qualifier le journalisme de son ami Armand Gatti. L’implication est ici le contraire de l’observation à distance, objective et quantitative. Elle suppose un engagement total du reporter dans son sujet. Ce que dit Joffroy de son ami s’applique évidemment tout autant à lui-même et du reste ils ont aussi pratiqué ensemble ce « journalisme d’implication ». Il s’agira donc dans cette cinquième rencontre d’explorer ce qu’il en est vraiment du reportage quand il ne se contente pas d’être une sorte d’art d’agrément du journalisme.

La Parole errante – direction Armand Gatti & Jean-Jacques Hocquard est soutenue par Le Ministère de la Culture (DRAC Île de France), Le Conseil régional d’Île-de-France, Le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, La Mairie de Montreuil-sous-bois.


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