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QUELS CONTENUS L’ECOLE DOIT-ELLE TRANSMETTRE
SEMINAIRE DE LA FONDATION GABRIEL PERI
vendredi 7 mars 2014
publié par Marc Lacreuse

Invitation

Séminaire

Quels contenus l’école doit-elle transmettre ?

L’enseignement de la technologie

Mercredi 12 mars, de 18h30 à 21h00 Avec Isabelle Harlé, et Yves Lequin, enseignants-chercheurs.

Société d’encouragement de l’industrie nationale, 4 place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris Métro Saint-Germain des Prés, ligne 4

Entrée libre. Le nombre de place étant limité, merci de vous inscrire par mail à l’adresse inscription@gabrielperi.fr

Présentation :

La technologie fut inventée au 18e siècle dans des universités allemandes, afin de former les futurs princes, gouvernants et haut-fonctionnaires des nombreux États germaniques. On leur apprenait tout ce qui était nécessaire pour favoriser l’essor industriel (droit, économie, gestion, techniques de base, organisation du travail, valeur des capitaux…). Elle gagna d’autres universités, surtout nordiques…mais sa progression à l’Ouest ne dépassa pas Strasbourg.

Aristocratique et méprisant la production, la France resta généralement hostile à la technologie. Aux quelques tentatives de la période révolutionnaire, s’opposèrent la plupart des savants (alors très influents), persuadés (et persuadant) que les techniques ne sont que des applications des sciences. Quelques essais encore en 1816-1819 (Cuvier) et on en reste là. Marx eut beau dire, et écrire qu’il faudrait « introduire la technologie dans les écoles du peuple » (le Capital, 1867)…cela ne se fit pas. Et quand cela se fit, un siècle plus tard (dans les collèges, en 1962), ce fut pour instaurer une technologie dégradée, destinée à de futurs exécutants (d’abord les élèves en difficultés), et non une technologie ouvrant à une compréhension complète du processus technique.

Le regard historique permet de mettre en évidence le statut incertain de la technologie en collège et donc de la légitimité d’une culture technique transmise à l’ensemble d’une classe d’âge. Les évolutions récentes et en particulier l’introduction de la démarche d’investigation bouleversent une nouvelle fois les identités disciplinaires. Par ailleurs les démarches expérimentales peuvent laisser craindre une sélection sociale en cantonnant à la manipulation les élèves les plus en butes à l’abstraction et à la forme scolaire classique.

Ne conviendrait-il pas, demain, de former tous les enfants et adolescents à une citoyenneté élargie qui les prépare à l’exercice d’une citoyenneté technique ?


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