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NE PEUT SE CONSTRUIRE QUE PAR LA DEMOCRATIE
    NE PEUT SE CONSTRUIRE QUE PAR LA DEMOCRATIE
    mercredi 1er avril 2020
    publié par Christian Maurel

    Je me retrouve en grande partie dans la contribution de Jean-Claude Mairal Il y a urgence si nous ne voulons pas qu’un u néolibéralisme autoritaire ne se réorganise avec force et soutien massif des États lorsque nous serons sortis de la crise sanitaire actuelle. L’Histoire ne peut continuer encore longtemps sa course folle actuelle sinon nous pouvons craindre de retomber dans la barbarie la plus sombre et la destruction de ce qui fait l’Humanité de l’Homme. Tout doit y contribuer et la proposition de Jean-Claude Mairal doit être prise au sérieux. On ne peut en effet construire une démocratie réelle sans une pratique démocratique qui en serait le fer de lance. Il ne faut cependant oublier que partout dans le monde, dans les interstices et les failles d’un capitalisme néolibéral qui a ses faiblesses, des femmes et des hommes construisent des communs qui entendent résister au marché et au contrôle des États. Ce que j’appelle "l’urgente nécessité d’une bifurcation radicale de l’Histoire" est engagée. C’est bien plus qu’une révolution toujours sujette,comme l’Histoire nous le montre, à dérives et à retours en arrière. Dans ce mouvement qui n’a pas encore conscience de sa force et qui demande réflexion, mise en commun de ses expériences et recherche de convergences, une éducation populaire critique, mutuelle, permanente et politique a toute sa place. Elle seule peut éclairer chacun de nos pas sur un chemin escarpé et forcément semé d’embuches. Car il est sûr et certain que le néolibéralisme ne disparaitra sans contrebattre. Sommes-nous prêts et suffisamment armés pour ce combat ?


" LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE "
    " LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE "
    samedi 28 mars 2020
    publié par Tual Bernard

    Politiques malades de la Peste. (Fable inspirée des Animaux malades de la Peste de Jean de Lafontaine)

    Un mal terrible, causant le déshonneur,.... La corruption - puisqu’il faut l’appeler par son nom. Capable d’enrichir en un jour un baron, Ce mal sournois des profiteurs S’abattait lourdement sur certains Politiques. Tous ne sont pas pourris, mais tous sont la critique Du Peuple dégouté par les malversations. Il fallut à ce mal, redoutable comme la Peste, chercher vite un remède, de peur qu’on les déteste.

    Les plus frappés tinrent conseil, et dirent : "Mes chers amis, Sans doute que le Ciel a permis Pour nos péchés cette infortune ; Que le plus coupable de nous Se sacrifie aux traits du populaire courroux, Peut-être obtiendra-t-il la guérison commune. L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents On fait de pareils dévouements : Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence L’état de notre conscience."

    Poussés jusque dans leurs derniers bastions Ne pouvant plus mentir sans cesse à l’opinion, Les Sires Balkany, Cahuzac et Guéant Ont avoué leurs forfaits, non sans mal cependant. Je me dévouerai donc, cria Bernard Tapie ; Car je pense être Roi dans le monde des impies, Mais j’estime qu’il est bon que chacun se confesse Car on doit souhaiter selon toute justice Que le plus corrompu se fasse botter les fesses.

    Allons donc, pourquoi tous ces aveux, S’exclama l’un d’entre-eux (N Sarkozy ou F Fillon, sans doute) Vos scrupules font voir trop de délicatesse ; En effet, s’enrichir toujours et amasser sans cesse Est-ce un péché ? Mais Non, car vous fîtes ainsi Preuve d’intelligence dans ce monde d’envieux, Vous plaçant au sommet de la ploutocratie. Tous les gens querelleurs, avocats, procureurs, jusqu’aux derniers voleurs, Au dire de chacun, étaient des petits saints.

    Un pauvre SDF vint à son tour et dit : J’ai souvenance Qu’un jour en un endroit passant, La soif, l’occasion, et je pense Quelque diable aussi me poussant, Je tendis les deux bras au travers d’un carreau et saisis de ma main qui saignait un pichet d’eau. Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net. A ces mots on cria haro sur le Fadet.

    Un Procureur sévère le jugea condamnable Et voulu dévouer à notre mère Justice ce repentit bancal, Ce pelé, ce galeux, récidiviste enfin d’où venait tout leur mal. Sa peccadille fut jugée un cas pendable.

    Voler un litre d’eau Quel crime abominable ! Et rien que la prison n’est capable D’expier le forfait du pauvre pénitent. Certes, le butin est maigre et non exorbitant, mais le vol est banni. Quatre mois fermes sont requis Pour ce pauvre falot (*)

    Quant à Monsieur Guéant, ce grand commis d’État, Était-il mal payé pour prendre un excrétât ? Comme le voleur d’eau c’est bien tout en liquide Qu’il s’est attribué des primes très fluides, En détournant sciemment les fonds du FES (Frais d’Enquête et de Surveillance). Les sommes détournées, traduites en bouteilles d’eau, Font près de quatre cent vingt mille petits goulots. C’est donc d’abord à lui qu’il faut botter les fesses.

    Voler l’argent d’autrui, surtout l’argent public, Certes, c’est machiavélique, C’est même détestable ! Et rien que la prison n’est capable D’expier son forfait : oui mais, dit le juge indulgent, Concédons un sursis au primo délinquant.(**) Selon que vous serez Guéant ou misérable, Les jugements de cours vous seront bienveillants ou bien défavorables.

    (*) Condamné pour le vol d’une bouteille d’eau Ouest France - Rennes - 14 Août 2015

    Dans la nuit du 22 au 23 septembre 2014, un vol est commis dans la cabane d’un chantier privé, à Rennes. Une bouteille d’eau, du chocolat et du café sont dérobés.

    Un homme de 27 ans comparaissait, hier, au tribunal correctionnel, pour vol de denrées alimentaires. Il est actuellement détenu, pour n’avoir pas effectué les cent quarante heures de travaux d’intérêt général (TIG) auxquels il avait été condamné, en 2013.

    Il raconte cette soirée de septembre : « Je promène mon chien. Je vois que la vitre d’une cabane de chantier est cassée. J’ai soif, je tends le bras et je prends une bouteille d’eau sur la table. C’est tout, je ne suis même pas rentré. Je me suis coupé sur la vitre. » Son sang a mené jusqu’à lui.

    « Certes, le butin est bien maigre, concède le procureur, mais le préjudice des dégradations a été conséquent. » Quatre mois de prison ferme sont requis, l’homme a déjà été condamné cinq fois.

    Les bras lui en tombent : « J’ai déjà quatre mois pour un TIG, et là, on veut me remettre quatre mois en prison pour une bouteille d’eau ? À l’époque, j’étais SDF. »

    Le tribunal condamne le prévenu à un mois de prison avec sursis.

    (**) Extrait du jugement concernant Claude Guéant.

    Cour d’Appel de Paris - Tribunal de Grande Instance de Paris Jugement du : 13 novembre 2015 - 32e chambre correctionnelle

    Il résulte de l’ensemble de ces éléments que, en demandant à Michel GAUDIN de lui remettre, pendant vingt et un mois, la somme totale de 210 000 euros, prélevée sur les FES, Claude GUÉANT pour des motivations personnelles, s’est enrichi au détriment de l’intérêt général et des missions qui doivent être assurées par les fonctionnaires de police des services actifs du ministère de l’intérieur. .......

    En ordonnant à Michel GAUDIN de lui remettre, pendant 21 mois, une somme qu’il évalue à 10 000 euros par mois prélevée sur les FES, il s’est ainsi rendu complice du délit de détournement de fonds publics commis par ce dernier, par provocation résultant d’un « ordre, d’un abus d’autorité ou de pouvoir ».

    .....Claude GUÉANT sera par conséquent déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés.

    Haut fonctionnaire de l’État, directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, il a, dans une volonté assumée d’enrichissement de lui-même et de ses plus proches collaborateurs, volontairement transgressé les lois de la République et détourné des fonds publics, évalués à 210 000 euros. Ces faits commis au sommet de la hiérarchie du cabinet ministériel, par un éminent représentant du pouvoir exécutif dont les fonctions exigent une probité irréprochable, portent une atteinte d’une extrême gravité à l’ordre public dont le ministère de l’intérieur a précisément pour mission de faire assurer le respect. Ils constituent en outre une atteinte aux valeurs de la démocratie républicaine et à la transparence de la vie publique, participant de la défiance que les citoyens peuvent nourrir à l’égard de la politique, des institutions et de ceux qui les gouvernent.


Pratiques philosophiques avec les enfants.
    Pratiques philosophiques avec les enfants.
    samedi 28 mars 2020

    Il y a actuellement pas mal de dysfonctionnement liés aux serveurs, aux réseaux... Mais ce matin, le 28 mars 2020, le lien présent dans l’article semble bien fonctionner...


JE NE SUIS PAS EN GUERRE
    JE NE SUIS PAS EN GUERRE
    jeudi 26 mars 2020
    publié par YVES GUERRE

    Nous ne sommes pas en guerre. Contre un virus ?

    Pauvre gamin naïf qui se croit président mais ne peut que jouer dans la cour de récréation qu’on lui laisse. Avec une épée en bois, des pistolets de pacotille, pendant que les autres, ceux qui détiennent la puissance, savent quoi faire. Et le font.

    Et si nous sommes en colère, ce ne peut être que contre nous. Qui, quels que nous soyons — moi compris donc — profitons bourgeoisement des avantages d’un système qu’il nous est facile de dénoncer, sans jamais ne rien faire de concret pour qu’il s’effondre. Nos mains sont sales, non parce qu’elles agissent, mais parce qu’elles ont laissé faire. C’est pourquoi nous pouvons tenter de les laver. Rien n’y fera. Elles restent inexorablement souillées.

    Elles ont laissé faire plus ou moins et souvent plus que moins, nos parents, nos familles, l’école, nos chefs, les partis, les syndicats, les associations. Bêlé avec les gens de culture, les artistes engagés, les intellectuels pérorant, les experts de tous poils qui occupent le devant de la scène en supposant que le petit pré-carré que nous nous réservions nous protègerait.

    Remercions donc ce virus qui nous remet les pieds là où ils sont depuis si longtemps — toujours peut-être — je veux dire dans la merde.

    Nous sommes cette merde, parce que nous sommes tous du même côté de la barrière, dans notre plus ou moins grand confort, vitupérant pour certains contre les pauvres riches qui n’ont prospéré que dans notre inconsistance, notre laisser-faire.

    Notre complicité d’individus plus ou moins gâtés, mais gâtés quand même.

    Je sais que ce constat peut heurter ceux qui — comme moi — se donnent bonne conscience, à coup de manifestations, de pétitions, de grandes déclarations, de théâtre d’intervention, d’engagement militant, mais qui — comme moi — ont réussi à tracer leur route, sans écraser trop de monde peut-être, mais qui la tête hors de l’eau, peuvent donc se permettre de continuer à crier comme le cochon à qui l’on ouvre le ventre.

    Nous aurions pu désobéir plus tôt, nous révolter dès la première indignation de notre jeunesse, vite oubliée, agir tout de suite. Mais nous avons laissé notre petit doigt dans l’engrenage et maintenant sommes sidérés d’y être passés tout entiers.

    Au soir d’une vie dont je ne rougis pas, sans regrets, je vois avec joie ce monde auquel j’ai parfois cru, qui s’écroule, gavé d’images et de réseaux électroniques, et je pense fortement à la devise des comédiens : « Et si … ».

    Nous disions ce que nous pensons vraiment,

    Nous n’acceptions plus la plus petite compromission,

    Nous usions de notre liberté,

    Nous refusions la compétition,

    Nous décidions de sortir du carré confortable de nos évidences ?

    Regardons bien celles et ceux qui hurlent le plus fort. Même s’ils n’ont pas tord, cela ne leur coûte pas grand chose. Nous sommes aujourd’hui attablés au banquet des conséquences de nos démissions.

    Il n’y a là aucun jugement de valeur, aucune accusation, parce qu’aucun d’entre nous ne peut échapper à participer à ce festin. Peur et culpabilité sont sœurs de lâcheté et n’en déplaise à certain que pourtant je respecte, l’enfer n’est pas les autres.

    Alors profitons de cette suspension pour, sans céder à la désespérance, penser par nous-mêmes.

    Regarder autour de nous simplement en ouvrant les yeux.

    Et si nous embrassions le possible … ?

    Je nous souhaite à toutes et tous l’envie de regarder en face là où nous nous trouvons, et de mettre aux poubelles, sans tri sélectif, toutes nos évidences de repus.

    Un autre monde est nécessaire.

    Celui de l’harmonie de chacun de nous avec lui-même, quoi qu’il lui en coûte, clef de l’harmonie avec les autres,

    Celui de la douceur aussi, comme celle des pétales des lys fanés qui reposent sur la nappe où ils flétrissent, dans la violence d’un parfum finissant qui flotte encore dans le printemps qui vient.

    Yves Guerre


JE NE SUIS PAS EN GUERRE
    JE NE SUIS PAS EN GUERRE
    jeudi 26 mars 2020

    Ha comme c’est simple tout ça , simpliste surtout ...


JE NE SUIS PAS EN GUERRE
    JE NE SUIS PAS EN GUERRE
    mardi 24 mars 2020

    Un très beau cri que j’entends et partage, merci Marc je reste sans mot...Nathalie


Pratiques philosophiques avec les enfants.
    Pratiques philosophiques avec les enfants.
    lundi 23 mars 2020
    publié par BERTRAND

    désolée mais le lien ne fonctionne pas


Mila, l’épreuve de vérité.
    Mila, l’épreuve de vérité.
    samedi 15 février 2020
    publié par Yves Guerre

    Si j’écris « Je déteste les religions […] Le christianisme, il n’y a que de la haine là-dedans, les religions c’est de la merde" - autre nom de l’opium -, est-ce que je mérite d’être brulé vif ? Que penser d’un dogme qui a mis un "crucifié" à l’honneur, qui trône presque à chacun de nos carrefours, comme pour nous indiquer la mauvaise direction ? Dont les agents font, pour certains — presque tous — le contraire de ce qu’ils prônent. Qui depuis des siècles a accumulé des montagnes de cadavres. Les réseaux électroniques n’ont pu mettre Nietzsche à l’index, ni le menacer …

    Et le judaïsme, alors. Que se passe-t-il en Palestine ? Suis-je "antisémite" en posant cette question ?

    Nous avons tous le droit de penser, de croire ce que nous voulons, ce qui nous convient. L’insulte n’est pas dans les propos. Elle est dans le fanatisme. Penser que l’on a raison contre tous.

    Nous devons bec et ongle, défendre la liberté de penser ce que nous voulons et de le dire, de l’écrire, à condition que nous acceptions de "nous asseoir au banquet des conséquences"."Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire" comme l’affirmait O. Wilde, qui a lui-même pâtit de cette effronterie.

    Je souhaite à Mila d’assumer les conséquences de ses affirmations et m’affirme totalement solidaire d’elle, même si je ne pense pas que tous les "croyants" soient à mettre dans le même sac et que je ne participe pas de la bien-pensance islamophobe qui n’est qu’un rideau de fumée masquant nos propres turpitudes.

    Mais comme disait l’autre, catholique celui-là, légat du pape, suite au sac de Bézier et au massacre des tous ses habitants, "dieu reconnaîtra les siens".

    Yves Guerre


" LE BAC BLANQUER EST UN SCANDALE
    " LE BAC BLANQUER EST UN SCANDALE
    mardi 28 janvier 2020

    Parents d’une élève de 1ère, ce qui est totalement aberrant avec cette réforme c’est le total manque d’informations tant des élèves que des professeurs. On ne les prépare pas du tout, comme si ce n’étaient pas des épreuves importantes ; ou c’est important et on les prépare, ou tout le monde n’en a rien à faire et alors au moins on est fixé. Bien cordialement.


COOPERATION(S).
    COOPERATION(S).
    samedi 11 janvier 2020
    publié par Denys Piningre

    Bonjour Je lis avec grand intérêt l’annonce de cet important colloque. Étant personnellement fort impliqué dans le mouvement coopératif par choix intellectuel, étant par ailleurs réalisateur de films documentaires, je vous propose simplement un apport à votre manifestation sous le forme de deux films que j’ai réalisés et qui sont en plein dans le thème :

    - l’un, "Africascop, histoires d’économie solidaire", tourné au Burkina Faso en 2002 et qui met en lumière des entreprises coopératives émergente dans plusieurs domaines

    - l’autre, "Le meilleur suffit (une histoire des coopératives de consommateurs d’avant-hier à demain)" qui brosse l’aventure des coopératives depuis les pionniers de Rochdale jusqu’aux nouvelle formes de supermarchés coopératifs et participatifs telles qu’elles se multiplient, suivant et adaptant l’exemple de Park Slope Foodcoop à New York ;

    Ces deux films sont visibles en ligne, en suivant ces liens :
    - Africascop : https://vimeo.com/352371825
    - Le meilleur suffit : https://vimeo.com/354528252

    Si vous souhaitez les utiliser, et ce sont de bons supports de discussion, par exemple pour des ateliers ou des soirées, je suis à votre disposition pour vous faciliter l’accès aux droits. Et si vous retenez cette idée, je serais d’accord pour venir les présenter si vous m’invitez.

    Auquel cas je serais disposé pour envisager avec vous à quelles conditions je pourrais, étant présent, réaliser "le film de ce colloque", en enregistrant quelques extraits des séances et en menant des entretiens en particulier avec des personnalités-clés présentes à ces rencontres, puis montrer l’ambiance du colloque et monter le tout pour qu’il reste un document témoignant de l’événement.

    Bref, vous voyez que la perspective de ce colloque soulève mon enthousiasme !

    J’espère sincèrement que mon message rencontrera un bon écho auprès de vous. En attendant votre réponse (et bien entendu, n’hésitez pas à m’appeler si vous voulez que nous en discutions plus directement), je vous adresse tous mes vœux de réussite pour cette magnifique initiative.

    Bien amicalement Denys Piningre +33 576 608 688 / ledenys@icloud.com